ASSE: L’idée de Caiazzo pour contrôler les salaires de Ligue 1

Posté le 7 juillet 2011 par

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Bernard Caiazzo, président de l'ASSE

Bernard Caiazzo, président de l'ASSE

Pour ne pas laisser les salaires des joueurs de Ligue 1 s’envoler, le président de l’ASSE, Bernard Caiazzo, a sa petite idée, ou tout du moins une piste de réflexion. Dans un long entretien accordé à L’Equipe, ce jeudi, en compagnie des présidents du FC Lorient, du SM Caen et du FC Sochaux, le dirigeant prône l’instauration d’une « grille recommandée de salaires« . Il s’explique… « A un moment, il faudra peut-être se pencher non pas sur des salary cap, mais sur des grilles recommandées de salaires par club, qui pourraient concerner tous les joueurs sauf 2 ou 3 éléments. »

En somme, Bernard Caiazzo met sur la table l’idée de s’inspirer du système déjà mis en place dans la Major League Soccer américaine, tout en assouplissant un peu les règles. Aux Etats-Unis, la masse salariale des clubs est carrément bloqué, sauf pour 2, voire 3 joueurs appelés les « designated players », qui peuvent négocier un salaire non limité. Encadrer les salaires proposé aux joueurs par les clubs est-il une solution irrémédiable pour éviter les dérives ? A Saint-Etienne, depuis le début du mercato 2011, Bernard Caiazzo et les dirigeants se veulent en tout cas déjà très strict sur la politique de rémunération des joueurs.

Le président de l’ASSE propose des grilles recommandées de salaires

Comme le précisait Roland Romeyer il y a encore quelques semaines, les émoluments des joueurs varient de plus en plus selon les performances individuelles de ces derniers et les résultats de l’équipe sur le terrain. Les salaires se divisent en deux parties. Une part fixe de 60%, une autre variable selon les résultats, qui représente tout de même 40% du total négocié. Le problème est que tous les clubs ne pratiquent pas cette politique « à la performance ».

Quand les dirigeants de l’ASSE et de Caen débattent des salaires…

Rappelons que c’est justement cette stratégie économique qui a fait capoter le transfert de Pierre-Alain Frau, en juin. Plutôt que de filer à Saint-Etienne, l’ancien joueur du Losc a préféré prendre la direction du SM Caen, qui lui assurait 120 000 euros brut par mois de salaire, mais fixe. Lors de leur table ronde dans les locaux, Bernad Caiazzo et Jean-François Fortin, président du Stade Malherbe, aurait justement pu discuter de ce cas précis, pour faire avancer le débat. Visiblement, cela n’a pas été le cas… Sur le thème des salaires, Fortin précise tout de même: « Dans le contexte économique actuelle, il est impératif de revoir les règles de gestion. Nous, à Caen, depuis 2 ou 3 ans, notre masse salariale a tendance à diminuer par rapport à l’ensemble des charges. Mais il faut aussi que l’on réfléchisse à trouver des produits supplémentaires. »

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