Archives de l’auteur : Marc Limacher

Stade Français et Racing 92 : La fusion pour un ensemble vraiment plus fort ?

Depuis son annonce, par les présidents des deux clubs concernés, la fusion du Stade Français et du Racing 92 fait beaucoup de remous, dans l’univers ovale.

« Plus fort ensemble » le slogan pose l’avenir d’une fusion entre les deux clubs franciliens pour la saison prochaine. Aussi brutale qu’étonnante l’union du Stade Français et du Racing Club 92 annoncée lundi pose les bases d’un projet de super club de rugby à l’échelle de l’Europe.

Une simple table recouverte d’une nappe blanche posée devant un mur de caméra, pour décor. Thomas Savare à gauche de Jacky Lorenzetti, qui prend la parole. En coulisse, les humeurs sont négatives. Le séisme est violent, les réactions le sont en proportion. Personne ne semble comprendre l’enjeu du moment : Une fusion économique alors que le Grand Paris se développe en marge du programme olympique de 2024.


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1+1 = 2 ? 

Une fusion économique certes, mais rarement dans le monde du sport 1+1= 2, bien au contraire. Pour la saison 2016/2017, le budget du Racing 92 est de 25,4 millions d’euros, tandis que son voisin le Stade Français dispose de 27,5 millions d’euros. Ensemble, ils représentent 52.9 millions d’euros, soit le plus gros budget du Top 14. Sur le papier du moins. En réalité la fusion ne concerne réellement que les équipes professionnelles des deux clubs. L’instauration en 2010/2011 du « Salary Cap » dans le Top 14 permet de limiter les effets d’une inflation future du nouvel ensemble, dont le budget sera toutefois estimé comme le plus important du prochain championnat 2017/2018. Assurément.

Un ensemble Stade Français + Racing 92 attractif face à la concurrence

Reste que le nouvel ensemble sera attractif pour un top joueur. La fusion des deux clubs permet de créer un nouveau champion de France capable de truster chaque année les compétitions européennes. L’aspect sportif comptera aussi. Il est même essentiel à la réussite du projet.  Le nouvel ensemble a l’objectif d’être l’endroit regroupant les meilleurs du championnat. Sorte de PSG du TOP 14.

Car la concurrence reste le fond de la fusion entre le Racing 92 et le Stade Français. Certes le TOP 14 est bouleversé, mais l’hexagone n’est pas le seul impact à cette union. Pour le moment attractif, le Top 14 est désormais en concurrence avec le championnat du Japon et même de l’autre côté de la Manche ou la riposte est en cours.

LOSC – Le montage financier de Gérard Lopez pour opérer le rachat du club

Gérard Lopez est toujours en négociation avancée pour le rachat du LOSC.

Gérard Lopez est toujours en négociation avancée pour le rachat du LOSC.

La prise de pouvoir serait déjà effective en coulisse, mais le rachat ne sera officialisé qu’en janvier. Le LOSC passera alors entre les mains de Gérard Lopez. Le prix de la transaction est incertain mais serait proche de 40 millions d’euros. Le montage de son financement est par contre, plus précis.

En 2012, Gérard Lopez, via le fond Mangrove Capital, avec le soutien de l’autre fond Genii Capital, a mis en place un plan de 500 millions d’euros pour investir dans le football. Dans un premier temps ce projet parallèle devait se constituer d’une multitude de sociétés n’ayant aucune activité, mais devant servir de véhicule pour la deuxième phase. La société Victory Soccer Limited, crée le 10 Octobre 2014 est basée à Londres. C’est une boite postale, car son adresse au 86 Jermyn Street est partagée avec 180 autres entreprises. Les documents de Compagnies Houses (le registre du commerce de Londres) indiquent que Gérard Lopez en est le directeur depuis le 10 octobre 2014. Cette société au capital de 1000 £, sera utilisée pour acquérir le LOSC.

Victory Soccer Ltd, la société qui doit permettre l’acquisition du LOSC

Pourtant, comme c’est désormais courant dans les montages financiers, l’homme d’affaire luxembourgeois n’apparaît pas nommément comme actionnaire unique de Victory Soccer Ltd. L’intégralité du capital est détenue par Chimera Consulting Ltd, une société basée, elle, à Hong Kong.

Selon une enquête de France 3 région Nord Pas de Calais, cette société a été crée en mai 2014, dans un hôtel d’entreprises. Hong Kong étant particulièrement apprécié pour sa fiscalité avantageuse aux sociétés : 0% d’impôts sur les bénéfices si la dite société opère commercialement en dehors de son territoire, pas de TVA et taxation limité sur les gains en capital, dividendes et intérêts. Qui se cache derrière Chimera Consulting Ltd, selon France 3 région Pas de Calais, qui a contacté l’entourage de Gérard Lopez : Gérard Lopez, lui même.

D’après un porte parole de Lopez, 100% du capital de Victory Soccer Ltd serait détenu par l’homme d’affaires luxembourgeois, alors que les documents Compagnies Houses indique que c’est Chimera Consulting le propriétaire. En novembre, France Football avait indiqué qu’un  investisseur, mystérieux, pourrait intervenir dans le rachat du LOSC. Accompagnant Lopez avec un chèque de 50 millions d’euros. Une rumeur indiquait que cela provenait d’un investisseur chinois. Chimera Consulting Ltd ?

Le PSG a un caillou dans sa chaussure Nike. Il s’appelle Manchester City…

Le PSG négocie une revalorisation de son contrat avec Nike. Seulement Manchester City, aussi...

Le PSG négocie une revalorisation de son contrat avec Nike. Seulement Manchester City, aussi…

A la course économique, le Paris Saint Germain tente de définir les nouveaux contours de sa relation avec l’équipementier Nike. Un objectif rendu plus compliqué, que la marque américaine a un autre dossier sur la table : celui de Manchester City.


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La direction qatari souhaiterait, selon les informations conjointes de RMC et de L’Equipe, obtenir au minimum 40 à 50 millions d’euros de l’équipementier à la virgule, soit le double de l’accord signé en 2014 (à échéance l’année 2022). Cela hisserait, sur le papier, le PSG au même niveau que ses grands rivaux européens, bien que la direction parisienne prenne plutôt Chelsea (qui vient de signer avec Nike) comme référence. Mais du côté de la marque, il semblerait que ce ne soit pas la même vision qui s’engage.

L’aspect commercial de la Premier League supérieur à l’image du PSG

La Premiere League est la principale compétition de football sur le continent européen. Sa mondialisation la place à un niveau sportif et économique sans précédent. La Liga espagnole, tractée par le duo Real Madrid et FC Barcelone permet de rivaliser, mais semble bien seule et fragile sur le continent. Pour les dirigeants de Nike, le championnat Français est au même niveau que le Calcio italien. Ce qui explique que les chiffres entre le contrat du PSG et l’Inter Milan soient proches.

De plus, Paris tient à conserver ses droits sur les produits dérivés, ce que d’autres comme Chelsea ont accepté de céder, dans le contrat à 70 millions d’euros par an. Le PSG cherche à s’émanciper autant que possible de l’argent du qatar, il tient donc à garder la main mise, sur ses sources de revenus.

Manchester City fait de l’ombre aux plans du Paris SG

Ajoutés à la récente prolongation (record) du contrat avec le FC Barcelone, tous ces éléments compliquent le dossier. Mais il en est un tout aussi, sinon plus important : le club de Manchester City.

Candidate au titre de Premier League anglaise, City ne dispose que de 15 millions d’euros par an, de Nike, alors que sa notoriété à pris un nouveau tournant depuis 2012 et la réorientation économique du club. L’arrivée de Pep Guardiola cet été est l’apothéose de cette stratégie. Les dirigeants d’Abu Dhabi souhaitent obtenir 75 millions d’euros de Nike. Les discussions sont âpres, mais le club a des arguments : l’équipement de tous ses clubs (New York, Melbourne, Yokohama, le prochain en Chine etc…), ce qui pourrait même faire gonfler la somme, à près de 100 millions par année.

Si le PSG a augmenté sa notoriété depuis deux saisons, il lui reste encore du chemin à parcourir avant de revendiquer auprès d’un partenaire équipementier, un contrat aussi puissant que ce qui se négocient aujourd’hui dans la planète football. A moins qu’Adidas, Puma ou Under Armour n’entrent en jeu…

FC Barcelone – Et si c’était Huawei sur le maillot blaugrana ?

Le FC Barcelone cherche toujours son sponsor maillot pour la saison prochaine. Ce pourrait être Huawei.

Le FC Barcelone cherche toujours son sponsor maillot pour la saison prochaine. Ce pourrait être Huawei.

L’épisode 366 du sponsoring maillot du FC Barcelone commence à dessiner les contours du prochain partenaire majeur du club. Depuis quelques jours, plusieurs noms se dégagent mais un est plus crédible que les autres..

Amazon est apparu récemment comme l’alternative a Qatar Airways. Le géant américain du e-commerce accepterait, en effet, de débourser les 60 millions d’euros par an, souhaités par la direction du club catalan. Le nom est néanmoins étonnant, car il y a un an, le rival nippon d’Amazon, la société Rakuten avait été mise en touche par l’équipementier Nike, qui a son mot à dire sur le choix du sponsor associé au maillot. Amazon dans la zone grise, tout comme devrait l’être Alibaba, c’est d’ailleurs l’une des raisons au retour du Barça, avec le Qatar, cette saison, alors que le contrat était arrivée, à son échéance.


La maison de Neymar en catalogne par Sportune

Amazon, Alibaba ou Rakuten. Les sites marchands se sont placés mais c’est Huawei qui pourrait décrocher le maillot du FC Barcelone

Mais il existe un acteur qui avance dans ombre derrière les spéculations : le géant de la téléphonie, le groupe Huawei. La direction commerciale du FC Barcelone mènerait depuis quelques temps déjà les discussions avec la société chinoise. Selon certaines informations, l’accord serait en court de finalisation. Huawei investirait 60 millions d’euros par an, sur 4 ans et financerait pour une somme équivalente dans les médias, la promotion du club catalan, afin d’augmenter son impact médiatique. Soit un total avoisinant les 120 millions d’euros par an.

Huawei est déjà sponsor à hauteur de Lionel Messi, à hauteur de 5 millions annuels, depuis cette année. Il est indiqué que les cadres de la marque chinoise ont déjà visité les installations du Camp Nou durant l’été 2016.

FC Barcelone – Les dessous et les détails de son contrat signé avec Nike

Plus que le chiffre du partenariat, c'est la médiatisation de la prolongation du contrat FC Barcelone - Nike qui a le plus profité au Barça. - @DR

Plus que le chiffre du partenariat, c’est la médiatisation de la prolongation du contrat FC Barcelone – Nike qui a le plus profité au Barça. – @DR

Le FC Barcelone cherche à valoriser ses tarifs de sponsoring, en les justifiants. Le contrat récent dévoilé avec Nike est à cet effet symptomatique de l’échec des négociations pour le sponsoring du maillot avec le Qatar (et d’autres). Voilà pourquoi il était devenu nécessaire pour le Barça de prolonger…

Dans le détail de l’accord conclu avec Nike, à partir de la saison 2018-2019, le géant américain ne déboursera pas plus de 60 millions d’euros par an. 45 millions d’euros supplémentaires pourront provenir des primes et résultats sur les ventes maillots (dont la redevance va augmenter de près de 50% sur le présent contrat, en attendant l’activation du futur contrat). Enfin les 50 millions d’euros restant résulteront de la prise de contrôle par le club, de son marchendising. Le maximum possible, à 155 millions d’euros est ambitieux et beaucoup d’experts marketings estiment plutôt le bénéfice de 105 à 120 millions d’euros. Mais l’essentiel n’est pas là…

Le détail des contreparties du contrat entre le FC Barcelone et Nike

Plus importantes sont les contreparties de ce contrat avec Nike.  Selon nos informations cela va se traduire par de la visibilité au Camp Nou, via le bord du terrain, présence sur le banc, en interviews. Dans le Palau Blaugrana sur les panneaux d’affichages LED et panneau de fond interview, ainsi que la Ciutat Esportiva, comme affichage du camp d’entraînement.

S’ajoutent à cela des droits liés à l’équipe première, avec possibilité de réaliser des spots vidéos, d’utiliser les joueurs pour des manifestations privées et d’assister aux séances d’entraînements. Enfin un droit numérique et de promotion sur les réseaux sociaux, ainsi que sur les supports de communication des socios et une présence lors des tournées internationales du club (LED, affichage interview, action périphérique joueur et présence du logo sur les billets).

Des contreparties essentiellement d’images et assez classique. Mais en laissant entendre que son contrat a une valeur de 155 millions d’euros et qu’il a donc obtenu le partenariat équipementier le plus cher de l’histoire, le FC Barcelone a offert à Nike une large visibilité médiatique. Qui devrait avoir d’autres conséquences sur le contrat de sponsoring maillot.

La stratégie de justification du prix du maillot

Le procédé est en effet assez classique, dans l’univers du marketing sportif ; l’idée étant de signer un partenaire à forte résonance médiatique et de laisser croire que le contrat est élevé. Cela dans le but de séduire d’autres partenaires et de justifier la hausse des prix.

Le Qatar ayant renouvelé pour une seule saison son contrat, à 35 millions d’euros, la direction du FC Barcelone n’a pas renoncé à l’idée d’obtenir le maillot le plus cher de l’histoire en réclamant 75 millions d’euros par an, de son prochain partenaire maillot. Le contrat Nike lui permet de justifier désormais le tarif demandé. Ce qui n’était pas réellement le cas il y a 6 mois.