Archives de l’auteur : Marc Limacher

Chelsea et sa stratégie sponsoring premium

Chelsea cherche à densifier sa stratégie de sponsoring en ajoutant de nouvelles marques. – @Twitter

Le Chelsea FC prépare l’avenir en souhaitant doubler ses revenus, passant de 370 millions à 780 millions d’ici une décennie. Un temps long et une stratégie différente de ses rivaux.

Au début de la décennie, la tendance à la réduction des sponsors a été marquante. Les grandes écuries de la Ligue des Champions ont réduit le nombre de partenaire, passant d’environ 40 à 20 maximums. L’ambition de cette démarche étant de donner plus de valeur aux partenaires et d’augmenter les revenus.  Puis la segmentation de l’offre à permis d’augmenter le nombre de sponsors pour revenir à un nombre supérieur à 40 aujourd’hui. Manchester United et Manchester City ont aujourd’hui 50 à 70 partenaires. Chelsea seulement 12.

La stratégie de Chelsea est similaire à celle du PSG

La position spécifique du Chelsea, quartier riche de Londres, place l’aspect marketing du club dans le créneau premium et luxe. A la façon du PSG. Le club francilien a pris le virage du sponsoring premium à partir de 2012. A l’époque le sponsoring avec 30 partenaires rapportait 20 millions d’euros. Il a été réduit à 16 sponsors, pour aujourd’hui atteindre le chiffre de 25 et surtout un chiffre d’affaire de 305 millions d’euros. L’exemple majeur du virage étant dans l’horlogerie : le PSG est passé d’Hublot à Richard Mille (donc des montres de 20.000 euros à 400.000 euros l’unité).

C’est la même stratégie commerciale que vise Chelsea FC. A terme 30 à 35 partenaires maximum vont lui permettre de passer de 185 millions d’euros aujourd’hui à 360/400 millions d’ici 2025/2027.  Sachant que Nike contribuera annuellement à une hauteur de 65 millions d’euros environ et que Yokohama débourse aujourd’hui 55 millions d’euros (et peut être plus à l’avenir), l’avenir s’annonce positif pour Chelsea qui a récemment valorisé 11 millions d’euros son sponsoring d’entrainement avec la marque Carabas.

Un autre chemin que les Manchester

Alors que Manchester United multiplie les accords régionaux et que Manchester City multiplie les accords de licences, lui permettant de gonfler son chiffre d’affaire. Chelsea misera sur la rareté pour assoir sa stratégie. En ayant deux fois moins de sponsor que ses adversaires, cela signifie un ticket d’entrée élevée autour de 10/12 millions d’euros annuels, soit deux fois plus que ses rivaux anglais.

Pour que cela fonctionne, il faut à la manière de la Juventus depuis la rentrée, faire évoluer la marque « Chelsea » pour elle-même devenir une marque premium, voir de luxe. Ce qui augmentera la valeur du co-branding et donc ses revenus. L’internationalisation de la marque sera l’étape prochaine, mais sur un créneau que seul le PSG et le Real Madrid surfent aujourd’hui.

Tous les salaires des pilotes de F1 en 2017

Lewis Hamilton reste le pilote de F1 le mieux payé du plateau. Champagne! – @Facebook/LewisHamilton

Comme il le fait chaque année, le BusinessBookGP a dévoilé tous les salaires des pilotes de F1 pour la saison 2017. La saison dernière, Lewis Hamilton dominait le classement. Mais cette saison il doit partager son trône avec Sébastian Vettel.

Lewis Hamilton est (encore) le pilote le mieux payé du plateau F1 2017

Entamant sa deuxième saison contractuelle de son nouveau contrat, le triple champion du monde anglais touche le même salaire, car son augmentation est indexé sur le cumul d’un nouveau titre. 2016 ayant titré son équipier Nico Rosberg, Hamilton reste stable. Mais il est rejoint désormais par Sébastian Vettel qui dans sa dernière année de son actuel contrat touche 32 millions d’euros. Également. Le troisième reste Fernando Alonso qui continue de gagner 30 millions d’euros cette saison.

Daniel Ricciardo est le quatrième homme avec son salaire doublé, passant de 5,5 à 11 millions d’euros. Enfin Kimi Raikkonen touche toujours un salaire de 8 millions d’euros, mais une prime par points inscrits lui permet d’obtenir un salaire compris entre 15 et 20 millions d’euros par année.

La sensation, mais réalisant une saison difficile en 2017, Max Verstappen touche un salaire de 6 millions d’euros, soit l’équivalent de Valtterri Bottas qui en passant de Williams à Mercedes durant l’hiver dernier a largement profité de la situation et augmentera encore son salaire en 2018. Ce duo est toutefois devancé par Nico Hulkenberg, qui gagne 8 millions d’euros en passant de Force India à Renault.

5M€ la saison pour Romain Grosjean

Romain Grosjean, est récompensé par sa belle saison 2016 chez Haas par une augmentation contractuelle le faisant évoluer de 3 à 5 millions d’euros pour 2017. De son côté, pour sa première saison chez Force India, Esteban Ocon touche un salaire d’1 million d’euros. Qui augmentera sensiblement pour 2018.

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Les salaires des pilotes de F1 en 2017

1/ Lewis Hamilton (Mercedes) : € 32m
2/ Sebastian Vettel (Ferrari) : € 32m
3/ Fernando Alonso (McLaren) : € 30m
4/ Daniel Ricciardo (RBR) : € 11m
5/ Kimi Raikkonen (Ferrari) : € 8m
6/ Nico Hulkenberg (Renault) : € 8m
7/ Felipe Massa (Williams) : € 6m
8/ Max Verstappen (RBR) : € 6m
9/ Valtteri Bottas (Mercedes) : € 6m
10/ Sergio Perez (Force India) : € 5m
11/ Romain Grosjean (Haas) : € 5m
12/ Stoffel Vandoorne (McLaren) : € 2.5m
13/ Kevin Magnussen (Haas) : € 1.5m
14/ Esteban Ocon (Force India) : € 1m
15/ Carlos Sainz Jr (STR) : € 1m
16/ Lance Stroll (Williams) : € 750.000
17/ Danill Kvyat (STR) : € 750.000
18/ Marcus Ericsson (Sauber) : € 750.000
19/ Joylon Palmer (Renault) : € 750.000
20/ Pascal Wehrlein (Sauber) : € 500.000

NBA, Football, F1 : Et soudain, les salaires explosent….

Lionel Messi au foot, Curry et Harden au basket ou Vettel bientôt en F1 : les salaires explosent dans ces sports. – @Twitter

L’explosion des recettes dans le Football et la NBA ont des effets directs sur les salaires des sportifs, qui explosent à des hauteurs stratosphériques. Le plafond de verre a été pulvérisé et il sera difficile de revenir en arrière.

En début du mois de Juillet la nouvelle est tombée. Stephen Curry a signé un contrat de 5 ans avec les Golden State Warriors pour la modique salaire de 201 millions de dollars (176 millions d’euros environ) au total. Soit 40 millions de dollars par année (35 millions d’euros environ). Il devancera LeBron James qui touchera à Cleveland « seulement » 33,3 millions de dollars…

Mais ça, c’était avant. Avant que le barbu le plus célèbre de la NBA, James Harden ne signe un nouveau contrat de quatre ans avec les Houston Rockets contre 228 millions (soit 200 millions d’euros) et donc 50 millions d’euros par année !

L’explosion depuis la saison dernière des droits audiovisuels, de retransmission des matchs de NBA sur le territoire américain explique la tendance à la hausse des salaires.

La réplique du football

Au moment ou Curry prolongeait son aventure, Lionel Messi étudiait lui sa 8ème prolongation de contrat avec le FC Barcelone. Ella a depuis été actée, à hauteur de 39,4 millions d’euros la saison, contre 22 précédemment. C’est un cheveu de plus que Carlos Teves est ses 38 millions du Shanghai Shenhua.

L’ombre de la Formule 1

Peu indiqué dans les classements et largement sous estimés aussi, les pilotes de Formule 1 comme Lewis Hamilton, Sébastian Vettel et Fernando Alonso touchent pour la saison 2017 respectivement 32, 32 et 30 millions d’euros de salaire. Les prochaines prolongations les concernants pourraient franchir le cap des 35/40 millions d’euros. L’Allemand viendrait d’ailleurs de recevoir une propositions d’extension de bail de Ferrari sur trois ans, payée à près de 40 millions d’euros la saison.

Stade Français et Racing 92 : La fusion pour un ensemble vraiment plus fort ?

Depuis son annonce, par les présidents des deux clubs concernés, la fusion du Stade Français et du Racing 92 fait beaucoup de remous, dans l’univers ovale.

« Plus fort ensemble » le slogan pose l’avenir d’une fusion entre les deux clubs franciliens pour la saison prochaine. Aussi brutale qu’étonnante l’union du Stade Français et du Racing Club 92 annoncée lundi pose les bases d’un projet de super club de rugby à l’échelle de l’Europe.

Une simple table recouverte d’une nappe blanche posée devant un mur de caméra, pour décor. Thomas Savare à gauche de Jacky Lorenzetti, qui prend la parole. En coulisse, les humeurs sont négatives. Le séisme est violent, les réactions le sont en proportion. Personne ne semble comprendre l’enjeu du moment : Une fusion économique alors que le Grand Paris se développe en marge du programme olympique de 2024.


Le téléphone en or 24K de Neymar par Sportune

1+1 = 2 ? 

Une fusion économique certes, mais rarement dans le monde du sport 1+1= 2, bien au contraire. Pour la saison 2016/2017, le budget du Racing 92 est de 25,4 millions d’euros, tandis que son voisin le Stade Français dispose de 27,5 millions d’euros. Ensemble, ils représentent 52.9 millions d’euros, soit le plus gros budget du Top 14. Sur le papier du moins. En réalité la fusion ne concerne réellement que les équipes professionnelles des deux clubs. L’instauration en 2010/2011 du « Salary Cap » dans le Top 14 permet de limiter les effets d’une inflation future du nouvel ensemble, dont le budget sera toutefois estimé comme le plus important du prochain championnat 2017/2018. Assurément.

Un ensemble Stade Français + Racing 92 attractif face à la concurrence

Reste que le nouvel ensemble sera attractif pour un top joueur. La fusion des deux clubs permet de créer un nouveau champion de France capable de truster chaque année les compétitions européennes. L’aspect sportif comptera aussi. Il est même essentiel à la réussite du projet.  Le nouvel ensemble a l’objectif d’être l’endroit regroupant les meilleurs du championnat. Sorte de PSG du TOP 14.

Car la concurrence reste le fond de la fusion entre le Racing 92 et le Stade Français. Certes le TOP 14 est bouleversé, mais l’hexagone n’est pas le seul impact à cette union. Pour le moment attractif, le Top 14 est désormais en concurrence avec le championnat du Japon et même de l’autre côté de la Manche ou la riposte est en cours.

LOSC – Le montage financier de Gérard Lopez pour opérer le rachat du club

Gérard Lopez est toujours en négociation avancée pour le rachat du LOSC.

Gérard Lopez est toujours en négociation avancée pour le rachat du LOSC.

La prise de pouvoir serait déjà effective en coulisse, mais le rachat ne sera officialisé qu’en janvier. Le LOSC passera alors entre les mains de Gérard Lopez. Le prix de la transaction est incertain mais serait proche de 40 millions d’euros. Le montage de son financement est par contre, plus précis.

En 2012, Gérard Lopez, via le fond Mangrove Capital, avec le soutien de l’autre fond Genii Capital, a mis en place un plan de 500 millions d’euros pour investir dans le football. Dans un premier temps ce projet parallèle devait se constituer d’une multitude de sociétés n’ayant aucune activité, mais devant servir de véhicule pour la deuxième phase. La société Victory Soccer Limited, crée le 10 Octobre 2014 est basée à Londres. C’est une boite postale, car son adresse au 86 Jermyn Street est partagée avec 180 autres entreprises. Les documents de Compagnies Houses (le registre du commerce de Londres) indiquent que Gérard Lopez en est le directeur depuis le 10 octobre 2014. Cette société au capital de 1000 £, sera utilisée pour acquérir le LOSC.

Victory Soccer Ltd, la société qui doit permettre l’acquisition du LOSC

Pourtant, comme c’est désormais courant dans les montages financiers, l’homme d’affaire luxembourgeois n’apparaît pas nommément comme actionnaire unique de Victory Soccer Ltd. L’intégralité du capital est détenue par Chimera Consulting Ltd, une société basée, elle, à Hong Kong.

Selon une enquête de France 3 région Nord Pas de Calais, cette société a été crée en mai 2014, dans un hôtel d’entreprises. Hong Kong étant particulièrement apprécié pour sa fiscalité avantageuse aux sociétés : 0% d’impôts sur les bénéfices si la dite société opère commercialement en dehors de son territoire, pas de TVA et taxation limité sur les gains en capital, dividendes et intérêts. Qui se cache derrière Chimera Consulting Ltd, selon France 3 région Pas de Calais, qui a contacté l’entourage de Gérard Lopez : Gérard Lopez, lui même.

D’après un porte parole de Lopez, 100% du capital de Victory Soccer Ltd serait détenu par l’homme d’affaires luxembourgeois, alors que les documents Compagnies Houses indique que c’est Chimera Consulting le propriétaire. En novembre, France Football avait indiqué qu’un  investisseur, mystérieux, pourrait intervenir dans le rachat du LOSC. Accompagnant Lopez avec un chèque de 50 millions d’euros. Une rumeur indiquait que cela provenait d’un investisseur chinois. Chimera Consulting Ltd ?