Archives de l’auteur : Marc Limacher

Le PSG a un caillou dans sa chaussure Nike. Il s’appelle Manchester City…

Le PSG négocie une revalorisation de son contrat avec Nike. Seulement Manchester City, aussi...

Le PSG négocie une revalorisation de son contrat avec Nike. Seulement Manchester City, aussi…

A la course économique, le Paris Saint Germain tente de définir les nouveaux contours de sa relation avec l’équipementier Nike. Un objectif rendu plus compliqué, que la marque américaine a un autre dossier sur la table : celui de Manchester City.


L'hallucinante collection de voitures du boss… par Sportune

La direction qatari souhaiterait, selon les informations conjointes de RMC et de L’Equipe, obtenir au minimum 40 à 50 millions d’euros de l’équipementier à la virgule, soit le double de l’accord signé en 2014 (à échéance l’année 2022). Cela hisserait, sur le papier, le PSG au même niveau que ses grands rivaux européens, bien que la direction parisienne prenne plutôt Chelsea (qui vient de signer avec Nike) comme référence. Mais du côté de la marque, il semblerait que ce ne soit pas la même vision qui s’engage.

L’aspect commercial de la Premier League supérieur à l’image du PSG

La Premiere League est la principale compétition de football sur le continent européen. Sa mondialisation la place à un niveau sportif et économique sans précédent. La Liga espagnole, tractée par le duo Real Madrid et FC Barcelone permet de rivaliser, mais semble bien seule et fragile sur le continent. Pour les dirigeants de Nike, le championnat Français est au même niveau que le Calcio italien. Ce qui explique que les chiffres entre le contrat du PSG et l’Inter Milan soient proches.

De plus, Paris tient à conserver ses droits sur les produits dérivés, ce que d’autres comme Chelsea ont accepté de céder, dans le contrat à 70 millions d’euros par an. Le PSG cherche à s’émanciper autant que possible de l’argent du qatar, il tient donc à garder la main mise, sur ses sources de revenus.

Manchester City fait de l’ombre aux plans du Paris SG

Ajoutés à la récente prolongation (record) du contrat avec le FC Barcelone, tous ces éléments compliquent le dossier. Mais il en est un tout aussi, sinon plus important : le club de Manchester City.

Candidate au titre de Premier League anglaise, City ne dispose que de 15 millions d’euros par an, de Nike, alors que sa notoriété à pris un nouveau tournant depuis 2012 et la réorientation économique du club. L’arrivée de Pep Guardiola cet été est l’apothéose de cette stratégie. Les dirigeants d’Abu Dhabi souhaitent obtenir 75 millions d’euros de Nike. Les discussions sont âpres, mais le club a des arguments : l’équipement de tous ses clubs (New York, Melbourne, Yokohama, le prochain en Chine etc…), ce qui pourrait même faire gonfler la somme, à près de 100 millions par année.

Si le PSG a augmenté sa notoriété depuis deux saisons, il lui reste encore du chemin à parcourir avant de revendiquer auprès d’un partenaire équipementier, un contrat aussi puissant que ce qui se négocient aujourd’hui dans la planète football. A moins qu’Adidas, Puma ou Under Armour n’entrent en jeu…

FC Barcelone – Et si c’était Huawei sur le maillot blaugrana ?

Le FC Barcelone cherche toujours son sponsor maillot pour la saison prochaine. Ce pourrait être Huawei.

Le FC Barcelone cherche toujours son sponsor maillot pour la saison prochaine. Ce pourrait être Huawei.

L’épisode 366 du sponsoring maillot du FC Barcelone commence à dessiner les contours du prochain partenaire majeur du club. Depuis quelques jours, plusieurs noms se dégagent mais un est plus crédible que les autres..

Amazon est apparu récemment comme l’alternative a Qatar Airways. Le géant américain du e-commerce accepterait, en effet, de débourser les 60 millions d’euros par an, souhaités par la direction du club catalan. Le nom est néanmoins étonnant, car il y a un an, le rival nippon d’Amazon, la société Rakuten avait été mise en touche par l’équipementier Nike, qui a son mot à dire sur le choix du sponsor associé au maillot. Amazon dans la zone grise, tout comme devrait l’être Alibaba, c’est d’ailleurs l’une des raisons au retour du Barça, avec le Qatar, cette saison, alors que le contrat était arrivée, à son échéance.


La maison de Neymar en catalogne par Sportune

Amazon, Alibaba ou Rakuten. Les sites marchands se sont placés mais c’est Huawei qui pourrait décrocher le maillot du FC Barcelone

Mais il existe un acteur qui avance dans ombre derrière les spéculations : le géant de la téléphonie, le groupe Huawei. La direction commerciale du FC Barcelone mènerait depuis quelques temps déjà les discussions avec la société chinoise. Selon certaines informations, l’accord serait en court de finalisation. Huawei investirait 60 millions d’euros par an, sur 4 ans et financerait pour une somme équivalente dans les médias, la promotion du club catalan, afin d’augmenter son impact médiatique. Soit un total avoisinant les 120 millions d’euros par an.

Huawei est déjà sponsor à hauteur de Lionel Messi, à hauteur de 5 millions annuels, depuis cette année. Il est indiqué que les cadres de la marque chinoise ont déjà visité les installations du Camp Nou durant l’été 2016.

FC Barcelone – Les dessous et les détails de son contrat signé avec Nike

Plus que le chiffre du partenariat, c'est la médiatisation de la prolongation du contrat FC Barcelone - Nike qui a le plus profité au Barça. - @DR

Plus que le chiffre du partenariat, c’est la médiatisation de la prolongation du contrat FC Barcelone – Nike qui a le plus profité au Barça. – @DR

Le FC Barcelone cherche à valoriser ses tarifs de sponsoring, en les justifiants. Le contrat récent dévoilé avec Nike est à cet effet symptomatique de l’échec des négociations pour le sponsoring du maillot avec le Qatar (et d’autres). Voilà pourquoi il était devenu nécessaire pour le Barça de prolonger…

Dans le détail de l’accord conclu avec Nike, à partir de la saison 2018-2019, le géant américain ne déboursera pas plus de 60 millions d’euros par an. 45 millions d’euros supplémentaires pourront provenir des primes et résultats sur les ventes maillots (dont la redevance va augmenter de près de 50% sur le présent contrat, en attendant l’activation du futur contrat). Enfin les 50 millions d’euros restant résulteront de la prise de contrôle par le club, de son marchendising. Le maximum possible, à 155 millions d’euros est ambitieux et beaucoup d’experts marketings estiment plutôt le bénéfice de 105 à 120 millions d’euros. Mais l’essentiel n’est pas là…

Le détail des contreparties du contrat entre le FC Barcelone et Nike

Plus importantes sont les contreparties de ce contrat avec Nike.  Selon nos informations cela va se traduire par de la visibilité au Camp Nou, via le bord du terrain, présence sur le banc, en interviews. Dans le Palau Blaugrana sur les panneaux d’affichages LED et panneau de fond interview, ainsi que la Ciutat Esportiva, comme affichage du camp d’entraînement.

S’ajoutent à cela des droits liés à l’équipe première, avec possibilité de réaliser des spots vidéos, d’utiliser les joueurs pour des manifestations privées et d’assister aux séances d’entraînements. Enfin un droit numérique et de promotion sur les réseaux sociaux, ainsi que sur les supports de communication des socios et une présence lors des tournées internationales du club (LED, affichage interview, action périphérique joueur et présence du logo sur les billets).

Des contreparties essentiellement d’images et assez classique. Mais en laissant entendre que son contrat a une valeur de 155 millions d’euros et qu’il a donc obtenu le partenariat équipementier le plus cher de l’histoire, le FC Barcelone a offert à Nike une large visibilité médiatique. Qui devrait avoir d’autres conséquences sur le contrat de sponsoring maillot.

La stratégie de justification du prix du maillot

Le procédé est en effet assez classique, dans l’univers du marketing sportif ; l’idée étant de signer un partenaire à forte résonance médiatique et de laisser croire que le contrat est élevé. Cela dans le but de séduire d’autres partenaires et de justifier la hausse des prix.

Le Qatar ayant renouvelé pour une seule saison son contrat, à 35 millions d’euros, la direction du FC Barcelone n’a pas renoncé à l’idée d’obtenir le maillot le plus cher de l’histoire en réclamant 75 millions d’euros par an, de son prochain partenaire maillot. Le contrat Nike lui permet de justifier désormais le tarif demandé. Ce qui n’était pas réellement le cas il y a 6 mois.

Tous les salaires des pilotes F1 en 2016

Le pilote le mieux payé du championnat du monde F1 2016 est Lewis Hamilton. - @Facebook

Le pilote le mieux payé du championnat du monde F1 2016 est Lewis Hamilton. – @Facebook

Comme il le fait chaque année, le BusinessBookGP a dévoilé tous les salaires des pilotes de F1 pour la saison 2016. La saison dernière, Fernando Alonso dominait les débats, en 2016 c’est Lewis Hamilton, récent triple champion du monde, qui trône en haut du classement.


La voiture à 1M€ de Cristiano Ronaldo par Sportune

Lewis Hamilton est le pilote le mieux payé du plateau F1 2016

En renégociant son contrat en 2015 avec Mercedes AMG F1, le triple champion du monde anglais est passé de 25 à 32 millions d’euros de salaire annuel. Il devance désormais Sébastian Vettel et Fernando Alonso qui gagnent chacun 30 millions d’euros cette saison.

Kimi Raikkonen reçoit un salaire plus faible de 8 millions d’euros, mais à cela s’ajoute une prime par points inscrits, plafonnée à 40 millions d’euros. Dans le top 5, l’Allemand Nico Rosberg est le seul pilote parmi les mieux payés du plateau, à n’avoir jamais été titré champion du mon de F1.

3M€ la saison pour Romain Grosjean

Romain Grosjean, enfin, seul pilote français en course au championnat du monde de Formule 1 2016 a changé d’écurie en passant de Lotus à Haas. Mais son salaire est sensiblement resté le même, autour de 3 millions d’euros pour la saison en cours.

>>> Si vous souhaitez vous procurer l’édition française du BusinessBookGP 2016, rendez-vous ici.
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Tous les salaires des pilotes de F1 en 2016

Pilote Ecurie Salaire en 2016
1. Lewis Hamilton Mercedes 32.000.000€
2. Sebastian Vettel Ferrari 30.000.000€
3. Fernando Alonso McLaren 30.000.000€

Voir le palmarès des salaires de la F1 2016 au complet, en page suivante

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OM – On a décrypté la méthode Gérard Lopez avec le Lotus F1 Team

Son nom circule à l'OM mais avant cela, Gérard Lopez a dirigé le Lotus F1 Team.

Son nom circule à l’OM mais avant cela, Gérard Lopez a dirigé le Lotus F1 Team.

En ce moment, Gérard Lopez est un homme qui fait beaucoup parler de lui avec son projet de reprise de l’Olympique de Marseille. Puisque avant cela il a repris le Renault F1 Team en décembre 2009 puis qu’il a cédé la majorité du capital de l’équipe devenue Lotus F1 Team, 6 ans plus tard, au même constructeur français, nous avons choisis d’observer la période 2010-2015 de sa gestion de Lotus F1 Team.

Genii Capital était à l’origine une holding familiale regroupant les actifs de Gérard Lopez et de son partenaire Eric Lux. En 2012, pour accompagner son essor, Genii Capital est devenu une société de conseil en gestion, spécialisée dans plusieurs domaines de compétence (énergie, immobilier, industrie etc…). Ses actifs économiques étaient alors estimés entre 1 et 3 milliards d’euros et son chiffre d’affaire à 1 milliard d’euros par année.

Garantir les prêts

En 2009, Genii Capital reprend le Renault F1 Team à hauteur de 75% du capital pur 20 millions d’euros, plus l’assurance d’un budget de 40 millions d’euros minimum pour l’équipe, pendant les trois saisons suivante (2010, 2011 et 2012). Six mois après la conclusion de cet accord, l’équipe négocie un prêt de 40 millions d’euros avec la banque estonienne SNORAS. Sorte de prêt relai, il mettait l’usine d’Enstone en garantie. Sauf que la banque a payé sa mauvaise gestion et fait faillite, moins de deux ans après la signature de l’accord.

En novembre 2010, Genii Capital a signé un accord de 7 ans avec le petit constructeur de voiture de sport, Lotus et surtout avec son propriétaire, le constructeur malaisien, Proton. L’accord reposait sur du sponsoring de 20 à 30 millions chaque saison et la possibilité de prendre 51% de l’équipe, à partir de 2012.


La voiture à 1M€ de Cristiano Ronaldo par Sportune

Le duo Proto/Lotus n’a jamais honoré ce partenariat mais un autre fut conclu en avril 2012, sur quelques clauses différentes, comme l’utilisation gratuite de l’équipe de la marque Lotus jusqu’en 2017, ainsi qu’une garantie bancaire de 45 millions d’euros, assurée par le constructeur Proton.

A la sortie du printemps 2013 circule la rumeur d’une vente prochaine de 35% du capital de l’équipe Lotus F1 Team pour une somme estimée entre 100 et 130 millions d’euros, par un consortium dirigé par un obscur homme d’affaires américano-pakistanais, nommé Mansoor Ijaz. Au départ présenté comme Infinity Partner Capital, ce consortium a même changé de nom pour celui de Quantum Motorsport Ltd, comme un signe évident de son rapprochement avec le monde de la Formule 1. Ce feuilleton a duré de l’été 2013 à la fin de l’hiver suivant. Mais l’argent n’est jamais arrivé. Durant la période, tandis que Gérard Lopez négociait des avances auprès du propriétaire de la Formule 1 pour équilibrer son budget, des retards de paiement ont touché les salariés de l’équipe Lotus. Les pilotes également comme l’ancien champion du monde finlandais, Kimi Raikkonen qui avait signé pour un salaire de 3 à 5 millions d’euros la saison, plus 40.000 euros environ par point inscrit en championnat. Le solde de sa saison 2012-2013 chez Lotus ne lui a été versé qu’à l’hiver 2013-2014 alors qu’il avait changé d’écurie, pour rejoindre Ferrari.

La perte de l’équipe Lotus F1 Team

En Avril 2013, l’homme d’affaire luxembourgeois fait entrer le promoteur immobilier anglais Andrew Ruhan au capital de Lotus F1 Team (2%), et ce dernier prête 75 millions d’euros pour le budget 2014. Ce deal devait permettre de rendre l’équipe plus sexy et son remboursement fut acté, après l’accord avec Quantum. En réalité, il a permis à l’entourage de Ruhan de prendre le contrôle opérationnel de l’équipe Lotus F1 Team en 2014 et 2015. Situation assez paradoxale car Genii Capital était sur le papier propriétaire unique de l’équipe, mais Gérard Lopez ne la dirigeait déjà plus vraiment.

En 2014, une partie du capital a été cédé à la société russe de téléphonie mobile Yotaphone (proche des services secrets, se dit-il). Un mandat auprès d’un jeune cabinet d’avocat pour céder 9% du capital de l’équipe a aussi été signé. Le tout, sans résultat. L’équipe a sombré au classement. Les accords de partenariats sont restés flous. Après avoir signé un contrat jusqu’en 2017 avec Renault, le contrat a été cassé pour un autre de 6 ans avec Mercedes-Benz, à partir de 2015. L’instabilité demeurant a rendu l’ensemble fragile. Le personnel a quitté progressivement l’usine d’Enstone pour peupler d’autres équipes concurrentes. Après avoir organisé une grève fin 2014, Lopez a ténté d’obtenir une prime auprès des propriétaires de la Formule 1, afin d’équilibrer son budget. En vain. Finalement Renault SA est entré en négociation, en avril 2015, avec Genii Capital et Ruhan pour une reprise de l’équipe F1. L’accord sera conclu en décembre 2015, pour la modique somme de 1£, plus un investissement de 91 millions d’euros dans l’équipe, dans un premier temps. Cela évita le dépôt de bilan de l’équipe qui vivotait depuis septembre 2015.

Chaque saison Genii Capital garantissait 40 à 45 millions d’euros dans le budget de Lotus F1 Team, mais ces garanties venaient d’ailleurs. SNORAS en 2010, Proton en 2012, Andrew Ruhan en 2013. A partir de 2014, la société luxembourgeoise n’a plus investi plus qu’une quinzaine de millions d’euros dans l’équipe, toujours sous la forme de prêt que le team devait rembourser.

En 2014, Genii Capital a présenté ses comptes financiers de l’année 2012. La perte s’élevait à 52,8 millions d’euros et les capitaux avaient fondu de 128 millions. Avant sa reprise finale par Renault SA, l’équipe Lotus F1 Team présentait un déficit de 68,2 millions d’euros pour la saison 2015.