Lettre ouverte à Guy Forget (et l’organisation de Roland Garros)

Posté le 25 mai 2016 par

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Ni vu ni connu, la direction de Roland Garros a pris quelques milliers de spectateurs pour des pigeons, ce mardi 24 mai.

Ni vu ni connu, la direction de Roland Garros a pris plusieurs centaines de spectateurs pour des pigeons, ce mardi 24 mai.

Cher Guy Forget,

Je sais bien que tu ne liras jamais cette lettre mais puisque c’est à toi que l’on doit ce foutoir, c’est vers toi que je me tourne directement.
Explique-nous, Guy, à moi, à Etienne qui m’accompagnait et à toute la colonie de Belges que nous avons croisé et qui se faisait une joie de voir David Goffin jouer ; explique-nous ce que tu as merdé dans la programmation du court numéro un, ce mardi 24 mai ?

Comprends bien que nous sommes frustrés. Pour être précis, nous sommes colère. Parce que décider au tout dernier moment, de décaler l’affiche sur le numéro 2, passe encore. C’est pas comme si nous avions galère pour obtenir un billet, payé cher de surcroît, pour une journée aussi pourrie question météo (oui, oui ça je sais tu n’y es pour rien, mais quand ça veut pas…)
C’est plus le sentiment de m’être fait gentiment balader qui me chagrine à l’instant où je t’écris ces lignes. Pour que tu comprennes tout bien, parce que toi t’avais forcément mieux à faire à ce moment-là, voilà  ce qu’il s’est passé et dans quelles conditions :
Nous étions sur en tribune sur le court numéro un, idéalement placé depuis le début de la journée. Azarenka abandonne, Knapp gagne, tout le monde salue la lauréate. Fin de l’acte, début du prochain. Sauf que…
Sans prévenir au préalable, un gentil bénévole est venu nous voir, pour nous dire que le dernier match de la journée opposant Goffin à Barrère venait d’être décalé sur le court numéro 2. Mais qu’en tant que bénéficiaires d’une place sur le 1, nous étions des prioritaires sur le 2.

Prioritaires ? Penses-tu. Arrivés sur le fameux court numéro 2, tout le monde était-là. Ceux qui avaient déjà leur place sur le court, ceux qui venaient comme nous du numéro 1. Et pire. PIRE, Guy Forget, des gens qui venaient d’ailleurs. Des Belges à qui tu as par exemple, vendu des billets 10 euros, pour un match sur un court déjà plein comme un oeuf ! T’as beau tasser, râler, crier… Ça ne rentre forcément pas.

Je viens pratiquement chaque année à Roland Garros, pour mon plaisir ou professionnellement. Des événements sportifs, j’en ai suivi un très grand nombre et à ce niveau d’importance, je n’avais encore jamais rien vu d’aussi bancal que le scénario que tu nous as offert aujourd’hui.
Je sais quand même, parce que c’est le boss du bureau des pleurs qui nous l’a promis, juré, craché, à moi et à tous les gens qui rouspétaient à mes côtés, que tu répondras à mon mail.
Pas toi bien sûr, ce n’est pas ton job et ce n’est d’ailleurs pas ce que j’espère de toi. Mais je voudrais que tu n’oublies quand même pas, que ce qui fait vivre ton tournoi, ce ne sont pas les joueurs, à qui toi et ton armée de bénévoles prêtez tant d’attention. Mais tous les spectateurs qui se pressent pour les voir. Pense-y avant de nous vendre une saucisse dans du pain sec plus un coca, à 9 euros, des parapluies à 70 euros ou des places en tribunes que tu n’as pas. Parce qu’il arrive un moment où ça commence à se voir, que tu nous prends pour des cons.

Je te souhaite néanmoins, très cher Guy Forget, le meilleur pour cette fin de tournoi parce que Roland Garros doit mériter bien mieux que des reproches.

Bien cordialement,

Thomas

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