ASSE – Inter Milan: une même politique pour les salaires

Posté le 20 août 2012 par

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Diego Milito compte parmi les joueurs les mieux payés de l'Inter Milan - Photo: @Iconsport

Diego Milito | @IconSport

Il existe de grands clubs européens où l’on se préoccupe fortement des salaires accordés aux joueurs, avec une politique totalement logique. Au niveau continental, c’est l’Inter Milan qui semble vouloir plafonner ses salaires, accordant des bonus liés à la performance à ses éléments, selon le Corriere dello Sport. Cette façon de faire est identique à celle de l’ASSE au niveau national, qui l’applique depuis l’an dernier, toutes proportions gardées. Focus sur ce système « à l’allemande » très bénéfique pour un club, mais qui peut également comporter des limites.

Inter Milan: objectif, 120 à 130M€ de masse salariale

190M€ de masse salariale en 2010, 170 en 2011, c’est beaucoup trop de masse salariale pour l’Inter Milan selon ses dirigeants, qui entrevoient le cap des 120-130M€ dans une ou deux saisons. Afin d’atteindre cet objectif, Moratti & Co vont établir un plafond salarial soit 2,5 millions annuel (soit un peu plus de 200K€ par mois). Toute recrue débarquant en Lombardie ou joueur actuel ne pourra pas s’attendre à plus comme « salaire fixe » dans quelques mois donc. Qui dit « fixe » dit « variables » – ainsi, des primes à chaque match joué ou à chaque but marqué par exemple vont définitivement être mises en place par les décideurs nerazzurri.

Chivu, Samuel,… salaires plafonnés à 2,5M€ pour (presque) tout le monde

Brandão, nouveau Vert | @IconSport

Prenons quelques Interistes qui ont d’ores-et-déjà « subi » cette politique et donc accepté. Le Roumain Chivu vient de resigner pour deux ans et a dû réduire ses prétentions salariales de 4,8 à 2,5M€ annuel, itou pour Samuel (de 4 à 2,3M€). Il y a bien sûr des exceptions qui confirment la règle, à l’image de Sneijder (6M€) ou Diego Milito (5M€). Si prolongation de contrat il y a – les deux sont respectivement engagés jusqu’en 2015 et 2014 – leur sort sera identique. Dans des proportions moindres, ce procédé est le même dont use la direction de l’ASSE (explications avec le Tome 1 ici et le Tome 2 là). A titre d’exemple, le Brésilien Brandão, plus récente arrivée au club, a dû accepter le plafonnement à 90.000 euros brut mensuel.

Déroger à la règle pour contourner les limites du système?

Venons-en aux limites de ce système, extrêmement bénéfique pour les finances d’un club mais qui peut causer quelques préjudices. En entamant une telle politique, l’Inter Milan peut sûrement dire adieu au recrutement de grosses pointures mondiales, dont les prétentions salariales sont de plus en plus élevées. Sauf si le club prévoit quelques « entorses » au « règlement » comme ce fut déjà le cas pour le recrutement de Rodrigo Palacio cet été, en provenance du Genoa. A la lutte avec Naples pour s’offrir l’Argentin, l’Inter a craqué en lui offrant 2,7M€ (+ bonus).

Pour espérer appliquer cette politique au niveau des salaires, il semble donc qu’il faille être rigoureux – ce qui est le cas à l’ASSE – mais aussi enclin à déroger les règles – ce que projette visiblement de faire l’Inter Milan. La conquête de nouveaux joueurs et de nouveaux titres en dépend.

Ecrit par @Marcelo6Martins

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