F1 – Du scandale d’espionnage au scandale fiscale

Posté le 12 octobre 2012 par

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Jenson Button à Sepang - @Iconsport

Jenson Button à Sepang – @Iconsport

C’était le plus grand scandale de la Formule 1. En 2007, l’équipe McLaren est accusée par la Fédération International de l’Automobile, alors dirigé par Max Mosley, d’espionnage industriel au détriment de la Scuderia Ferrari. Une amende record de 100 millions de dollars a été formulée alors et l’équipe anglaise a été destituée de ses points du championnat constructeur en 2007.

Ce scandale avait provoqué le départ de Fernando Alonso chez Renault l’année suivante, ainsi qu’une profonde restructuration de l’équipe McLaren, avec le départ de son patron charismatique depuis 1981, Ron Dennis. Cette amende avait été rapidement réduite à 50 millions de dollars, par négociation entre les parties. Une somme qui sera utilisée pour financer des actions sportives et de sens de la Fédération.

Cette amende devrait toutefois être déductible des impôts, c’est en tout cas ce que déclare McLaren. Le gouvernement anglais estime que le « rassemblement illégal » d’informations ne faisait pas partie des activités ne négociations de l’équipe. Définissant son statut auprès de Compagnie Houses de Londres (la Chambres du Commerces). En cela, McLaren se conforme à la loi britannique.

En effet, ce n’est pas un tribunal civil qui a jugé l’affaire, mais la FIA, via ses propres lois de son Code Sportif International. Un examen auprès d’avocat et d’un tribunal civil a estimé qu’une telle pénalité contractuelle est déductible d’impôts.

En 2007, McLaren avait annoncé une perte financière de l’ordre de 45 millions d’euros, mais l’année suivante le bénéfice a été 9 millions, puis 50 millions d’euros en 2010 ! Le taux d’imposition des sociétés en 2007 était de 30%.  Finalement, Max Mosley qui pensait infliger une pénalité importante devant mettre McLaren a genoux pour quelques années, a offert un cadeau fiscal estimé à 12 millions d’euros aujourd’hui, à son rival Ron Dennis et à son entreprise, qui emploies un millier d’emplois de haute technologie en Angleterre.

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