Grand Prix de France – Magny-Cours négocie en coulisse

Posté le 6 avril 2012 par

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Francois Fillon - @Iconsport

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L’affaire du Grand Prix de France de F1 prend une tournure politique dans notre pays, à quelques semaines des élections présidentielles. Au point que les dirigeants du circuit de Magny-Cours protestent dans le journal l’Equipe, contre la pensée unique indiquant qu’il n’existe qu’une seule solution pour l’avenir de la discipline reine dans l’hexagone : le Paul Ricard. Selon plusieurs indications et malgré l’intervention du premier ministre François Fillon, aucune décision sur le retour du Grand Prix de France ne sera prise avant les élections. Cela signifie qu’il faudra attendre juin, voir l’été pour que le dossier soit relancé. On est loin des indications du premier ministre la semaine dernière…

La pensée unique autour du circuit Paul Ricard pour le Grand Prix de France

Plus intéressant est l’établissement d’une sorte de pensée unique autour du circuit Paul Ricard. Cette manière très politique de faire, a été dénoncée hier dans le journal l’Equipe par Serge Saulnier, président de la société qui gère le circuit de Magny-Cours : « Nous sommes candidats pour accueillir le Grand Prix de France. Et je suis surpris, en fait, que le groupe ministériel en charge de ce dossier présente le Castellet comme la seule option. En fait, nous n’avons jamais été pris en considération, jamais été écoutés ou reçus. » Une déclaration d’autant plus intéressante que Saulnier précise que depuis février 2012, le circuit de Magny-Cours a obtenu une prolongation de trois années (2013, 2014 et 2015) de la certification d’homologation de la piste comme capable d’être au norme F1 et capable d’accueillir 140.000 spectateurs. Cette certification a été délivrée par la FIA.

Les coulisses des négociations de Magny-Cours pour le Grand Prix de France de F1

La situation politique est à ce point absurde que si le Groupe Ministériel piloté par François Fillon négocie avec Bernie Ecclestone de manière officielle. En coulisse, Guy Ligier, 81 ans et ami de Bernie Ecclestone introduit ses amis socialistes de la région de la Nièvre auprès de l’argentier pour négocier un retour de Magny-Cours dans le calendrier. Une situation dont pourrait bien jouer Ecclestone. Rien ne l’empêchera de faire croire à l’une et l’autre des parties qu’il est possible d’avoir le GP de France. Rien n’empêche aussi aux organisateurs du Paul Ricard de louer Magny-Cours dans l’attente des travaux et rien n’empêche aussi Magny-Cours de revenir. Bref les possibilités sont nombreuses. Mais, il faudra attendre encore plusieurs semaines pour obtenir une fin à l’histoire du retour du GP de France.

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