PSG : On a décrypté le modèle économique des Parisiens

Posté le 2 avril 2013 par

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Photo: @Iconsport

Zlatan Ibrahimovic, PSG – Photo: @Iconsport

Petit bonus de Sportune. Après avoir analysé le modèle économique du Bayern Munich, Manchester United, Arsenal, Real Madrid, Lyon, FC Barcelone, Manchester City, Milan AC et Chelsea, place au PSG, qui affrontera ce mardi soir en quart de finale de la Ligue des Champions, le Barça. Depuis sa reprise en 2011 par le fond du Qatar QSI, c’est un nouveau PSG qui s’affiche, bousculant les idées et les modèles du sport en France. Un peu à la manière d’Abu Dhabi avec Manchester City, le Qatar à de grandes ambitions et va plus vite que son collègue en Angleterre dans tous les domaines. Au niveau du budget l’évolution est impressionnante. Ce dernier est passé de 2010/2011 de 80 millions à 120 millions en 2011/2012, puis 200 millions en 2012/2013. Il accuse toutefois 150 millions d’euros de déficit pour le précédent exercice. Sur l’exercice en cours, 60% du budget est destiné à payer les salaires des joueurs.

Priorité sur les recette marketing et merchandising…

Le budget de 200 à 300 millions d’euros annoncé pour cette saison, est en réalité garanti par le fond d’investissement Qatar Investment Authority, maison mère de QSI. La stratégie en trois axes doit permettre d’augmenter les recettes du club d’ici 2015/2016. Dans un premier temps les propriétaires ont limité le nombre de sponsors, passant de 30 à 16, mais ces derniers donnent, chacun, plus d’argent qu’avant. Le ticket d’entré est de 250.000/500.000 euros pour les 7 fournisseurs officiels, 500.000 à 1,5 millions pour les partenaires officiels. Ensuite arrive le duo Nike – Fly Emirate, qui débourse cette saison respectivement 6 et 3,5 millions d’euros. L’ensemble de tous ces sponsors permet de toucher 25 millions d’euros. Pour la fin du plan de 3 ans, l’objectif est d’atteindre 50 millions d’euros, essentiellement grâce à l’augmentation du sponsoring de Fly Emirate qui évoluera autour de 20 millions d’euros dès la saison prochaine et Nike qui pourrait fournir autant d’argent à son partenaire de 20 ans. Les produits dérivés sont aussi une source de revenus importants. Le maillot est ainsi passé de 75 euros à 85/110 euros. Notons enfin que le projet de contrat d’image annoncé l’an dernier et devant permettre d’engranger 100 à 150 millions d’euros par année en plus, doit permettre au PSG d’être au niveau du FC Barcelone et du Real Madrid en terme de recette marketing.

Le stade, un objectif à long terme

L’autre axe est le stade. L’objectif est d’atteindre les 40.000 abonnés, mais l’avenir sera encore plus intéressant. La rénovation du Parc des Princes devant permettre de passer à 50.000 places, est évaluée à 80 millions d’euros. Les discussions sont en cours avec la Mairie de Paris, propriétaire de l’enceinte parisienne. QSI souhaite porter la capacité à 60.000 places. Pendant ce temps le prix des places a augmenté de 15 à 40%. Aujourd’hui le Parc cumule un chiffre d’affaire de seulement 25 millions d’euros. Il devrait augmenter à 60 millions à l’avenir, voire atteindre les 100 millions sur le long terme.

Les droits TV n’est qu’un complément…

Les droits TV sont aussi une source de revenu, mais curieusement pas essentiel dans le plan du Qatar. En fait, ce n’est qu’un complément. La saison dernière le PSG a touché 42,38 millions d’euros. Cette saison, le cumul avec la ligue des champions est estimé à 67 millions d’euros (en cas de défaite contre le FC Barcelone ce soir). Une qualification en demi-finale rapporterait 4,9 millions d’euros de plus dans le budget. Notons qu’il existe aussi un projet de tournée mondiale devant permettre de toucher 10 millions d’euros par année dans un premier temps.

L’objectif omnisport du PSG

Lors de la reprise en deux temps du PSG par le fond QIA, via sa filiale QSI pour un total de 79 millions d’euros pour prendre 100% du capital du club, la valorisation du club était estimée à 100 millions d’euros. Aujourd’hui, le club est évalué à 300 millions d’euros. L’ambition du fonds quatari est de réaliser un club omnisport. Le rachat du Paris Handball en a été la preuve la saison dernière et l’intérêt pour un club de rugby en est aussi la preuve. Le FC Barcelone et le Real Madrid sont des modèles. La prochaine étape annoncée est l’investissement dans un centre de formation digne de la Masia à Barcelone.  Ainsi, l’objectif est d’atteindre 400 à 500 millions de chiffre d’affaire par année et faire ainsi du PSG un club d’avenir et solide.

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