Quand Fernando Alonso la joue comme Cristiano Ronaldo

Posté le 8 octobre 2014 par

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Fernando Alonso a tenté de renégocier son contrat avec Ferrari en suivant le même procédé qu'un certain Cristiano Ronaldo. Mais avec semble-t-il moins de succès... - @Facebook

Fernando Alonso a tenté de renégocier son contrat avec Ferrari en suivant le même procédé qu’un certain Cristiano Ronaldo. Mais avec semble-t-il moins de succès… – @Facebook

« Mon truc avec Ferrari est pire que pour Cristiano Ronaldo au Real Madrid. » La phrase a été lancée en septembre 2009 par Fernando Alonso alors qu’il venait de signer avec la Scuderia Ferrari. La comparaison était alors intéressante.

Cette réflexion en effet, donne tout son sens historique aujourd’hui. A l’époque Fernando Alonso avait ironiquement comparé son intérêt de signer chez Ferrari à celui que Cristiano Ronaldo avait en s’engageant au Real Madrid. Avec le recul cela semble plutôt ironique.

L’histoire de la prolongation de contrat de CR7 au Real Madrid est même d’ailleurs assez similaire à la procédure menée par Fernando Alonso avec Ferrari. L’entourage du portugais souhaitait un nouveau contrat mais avec un salaire doublé (passant de 10 à 20 millions d’euros) afin d’affirmer son statut dans l’équipe. En réponse, le Real Madrid avait proposé 13 millions d’euros. Ronaldo a donc joué la carte du malheureux, estimant que le Real Madrid était une bonne équipe, mais qu’il y avait un manque d’intérêt des dirigeants son égard. La rumeur d’un retour à Manchester United a grandi, puis le Paris Saint Germain et Monaco ont proposé respectivement 17 (puis 23 millions) et 21 millions d’euros par année au double Ballon d’Or.

Médiatiquement sous l’emprise de Ronaldo, le Real Madrid a compris que son joueur avait une valeur économique importante (il permet de vendre 1 million de maillot par an environ et sa valeur sur le marché des transferts est estimé à 100 millions d’euros). A l’heure du Fair Play financier et des montages économiques innovants, les dirigeants de la Maison Blanche ont finalement accepté d’augmenter à 17 millions d’euros le salaire de leur joueur jusqu’en 2018. La contre partie étant que le portugais devait être irréprochable sur le terrain et dans les médias. Marché conclu.

Même situation cette année pour Fernando Alonso. Garantissant le sponsoring de Banco Santander (plus de 30 millions d’euros par année), il est un des pilotes les plus populaires de la Formule 1. La saison 2014 n’ayant pas permis à Ferrari d’offrir une monoplace capable de viser le titre, le pilote espagnol a tenté de reproduire le même scénario avec Ferrari que Cristiano Ronaldo au Real Madrid. Mais, l’espagnol a été pris à son propre jeu par les hussards de Maranello, toujours prompts à protéger la maison italienne contre ces intérêts.

A l’augmentation de salaire demandé (35 millions d’euros par an) par le double champion du monde, Ferrari a proposé une extension jusqu’en 2019. Puis résiliant son contrat, Fernando Alonso espérait obtenir un nouveau contrat de trois saisons (2015/2016/2017), sur une base de 30 millions d’euros, en jouant sur un fixe d’environ 12 millions d’euros et une prime par points. L’entourage de l’espagnol pouvait brandir le projet McLaren-Honda et le salaire de 40 millions d’euros par année, puis 50 millions d’euros selon les rumeurs. Ses communicants ont eu beau lâcher aux médias le projet d’un échange chez Mercedes AMG F1 avec Lewis Hamilton, l’équipe italienne a répliqué par un échange entre Sébastian Vettel et Fernando Alonso chez Ferrari. L’impasse se profilait pour l’espagnol et Sébastian Vettel entrait progressivement dans le futur projet de Maranello.

A la différence de Cristiano Ronaldo, Fernando Alonso n’a pas joué le sportif déçu de sa condition pour obtenir ce qu’il voulait. Il a été poli, ne voulant pas troubler ses négociations avec ses nouveaux patrons chez Ferrari, alors en pleine révolution de palais (Départ de Luca di Montezemolo et prise de contrôle de Sergio Marchionne le grand patron de FIAT/Chrysler). L’histoire nous dira si c’est sur ce détail qu’il a fait une erreur stratégique. Sauf si Alonso souhaitait réellement quitter Ferrari…

La Ferrari F12 Berlinetta de Mario Balotelli

2 réflexions au sujet de « Quand Fernando Alonso la joue comme Cristiano Ronaldo »

  1. caitucoli

    Alonso un pilote l’Anda++ un enfant gâté, un caractériel, un tricheur et un orgueil démesuré. Imbu de sa personne et n’a gagné aucun titre en 5 ans passés chez Ferrari.il faut qu’il fasse preuve d’humilité… mais cela ne l’habite pas.
    le garder chez Ferrari consisterai à se tirer une balle dans le pied!
    il manipule ses ingénieurs pour défavoriser Kimi.

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    1. andval

      Pardi, la bonne blague…Raikkonen est en dessous comme il le sera avec son prochain équipier, Massa l’avait dit pour battre Alonso faut etre a 120/100, il a d’ailleur declare n’avoir jamais eu un equipier aussi rapide !

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