Archives du mot-clé ligue 1

OM, PSG, LOSC… Dans le Onze des joueurs « placardisés » en Ligue 1

Comme Rod Fanni, Henri Bedimo n’entre pas dans les plans de Rudi Garcia à l’OM. – @Twitter

Les deux principaux écueils de la carrière de footballeur sont la blessure et la mise à l’écart d’une équipe. Dans les deux cas il ne peut exercer son métier, c’est psychologiquement dur, peut-être plus quand le joueur est en pleine possession de ses moyens. Comme le sont les onze ci-dessous, qui composent l’effectif des « placardisés » de Ligue 1, qui ne comptent pas plus de une rencontre officielle, cette saison 2017-2018 et rarement entière de surcroît.

Zinedine Machach s’est exclu tout seul de l’effectif toulousain

A l’exception notable du Toulousain Zinédine Machach car lui s’est mis tout seul dans l’embarras, depuis son altercation avec l’entraîneur de l’équipe réserve. Sa mise à pied touche à sa fin, le TFC va devoir prendre une décision le concernant, en considérant que le club et son coach Pascal Dupraz ne souhaitent plus le voir évoluer sous le maillot violet.

Clément Grenier n’est pas à l’écart de l’OL, mais il n’est pas non plus désiré sur le terrain de jeu

A l’exception aussi de Clément Grenier à Lyon. Car autant Mapou Yanga-Mbiwa n’est plus dans les papiers de Bruno Génésio, autant le degré de confiance est (un peu) plus élevé pour le milieu des Gones. Grenier n’est pas franchement mis à l’écart, son coach l’apprécie, mais il ne lui a laissé que cinq minutes de jeu, depuis la reprise de Ligue 1. C’est bien peu, pour un international français (5 sélections).

Le PSG, l’Olympique de Marseille ou le LOSC ont tous un ou des « placardisé(s) »

Les autres sinon, qui composent ce Onze des placardisés, sont plutôt les victimes de choix sportif. Ils n’entrent pas ou plus dans les choix de leurs entraîneurs et sont invités à se relancer ailleurs. Au plus vite étant le mieux. Ça vaut pour le cas le plus emblématique de l’équipe, le milieu Hatem Ben Arfa recalé en équipe réserve par le PSG, autant que cela est légalement possible pour le club de la capitale. Ça vaut pour d’autres également, que sont Bedimo et Fanni à l’Olympique de Marseille, Diego Contento aux Girondins de Bordeaux ou Vincent Enyeama au LOSC, sur qui Marcelo Bielsa n’a jamais voulu compter. Les voilà tous à l’image ci-dessous.

Le Onze des joueurs « placardisés » en Ligue 1

PSG, OM, ASSE, LOSC… Le classement de la Ligue 1 selon les dépenses en transferts

Le décalage entre l’investissements du LOSC en transferts et ses résultats sportifs est vertigineusement défavorable au club nordiste. – @Facebook

Pour comprendre à quel point le projet de reprise du LOSC est jusqu’ici un échec sportif et financier, il faut le lire par les chiffres. Celui de la dépense sur le marché des transferts, rapporté au classement sportif est à ce titre éloquent. Pour les besoins de Marcelo Bielsa, Gérard Lopez a investi près de 65 millions d’euros sur le mercato, mais après 11 journées de Ligue 1, son équipe coince à la 19e position. Et accuse une différence de moins 16 entre sa hiérarchie sportive et sa dépense.

Le Paris SG, l’Olympique de Marseille et Lyonnais ou l’AS Saint-Etienne sont globalement à leur place

Le LOSC est le seul « gros » club de l’élite à accuser autant d’écart quand les autres – le Paris SG, l’Olympique de Marseille, l’Olympique Lyonnais ou l’AS Saint-Etienne – sont à leur place, sinon mieux. Les Girondins de Bordeaux normalement avec eux, mais les Marines campent sur quatre matchs sans victoires dont trois se sont soldés par des défaites. Ils ont pris du recul au classement sportif. Avec des moyens plus limités et une équipe qu’il n’a ni choisi ni composé, Claudio Ranieri fait à l’inverse, sinon des miracles mais au moins des prouesses, sur le banc du FC Nantes. Les Canaris sont à +7, au ratio des dépenses en transferts et du classement du moment, en Ligue 1.

Le LOSC et l’OGC Nice, deux équipes qui accusent du retard eu égard aux dépenses en transferts investies

Globalement, la tendance est plutôt positive pour les clubs de l’élite. Moins de la moitié (8 sur 20) affichent des ratios négatifs. Outre Lille, l’OGC Nice est une autre équipe en manque de vitesse ou d’inspiration, sinon des deux. Les Aiglons si rayonnants la saison dernière, ne pointent qu’en 16e position en L1, malgré 24,3 millions d’euros injectés au cours du mercato d’été. Le classement de la Ligue 1 selon les dépenses en transferts est à voir résumé dans son ensemble, en page suivante du dossier.

Le classement de la Ligue 1 selon les dépenses en transferts des équipes

Club Dépenses en transferts CDT* CS* Différence
Paris 238M€ 1 1 =
Monaco 102M€ 2 2 =
Lyon 50,5M€ 5 3 + 2

>Voir le tableau complet en page 2

Pages: 1 2

Plutôt Bielsa que Garcia ? Que sera LOSC – OM selon les bookmakers ?

C’est la deuxième fois que Duri Garcia revient à Lille, dans le costume du coach de l’OM. Pour Bielsa, en revanche, ce sera une première face à l’Olympique de Marseille. – @Facebook

Quand un ancien coach de l’Olympique de Marseille, aujourd’hui au LOSC reçoit un ancien lillois, désormais sur le banc phocéen, ça donne quoi ? Une belle histoire sur le fond que cet affrontement entre Marcelo Bielsa et Rudi Garcia. Mais sur la forme du match, difficile de se placer sans quelques hésitations. Celles des bookmakers sont grandes avant l’opposition, ce dimanche soir, au stade Pierre-Mauroy. Tout au moins au sens large de la question, de ce que sera l’issue finale de ce match.

Le nul entre le LOSC et l’OM n’est pas un scénario très envisagé. Sauf que…

Un succès Lillois ? Bof, il n’a qu’une cote de 3,21. Plutôt une victoire marseillaise, à 2,16 à la moyenne des cinq opérateurs que nous avons observé. Ou alors le nul, mais à 3,4 c’est a priori le scénario le moins envisagé. Pourtant, au résultat final plus précis de cette rencontre qui clôture la 11e journée de Ligue 1, c’est un nul qui se dégage, et d’assez nettement sur tous les autres résultats : 1-1, à la cote moyenne de 5,89. La glorieuse incertitude du sport n’a d’égale que celle des bookmakers.

Entre le LOSC de Bielsa et l’OM de Rudi Garcia, tout est plutôt flou avant l’opposition de ce dimanche

Des autres résultats qui suivent – la victoire de l’OM, 1-0 ou le nul 0-0 – il faut comprendre que ce ne devrait pas être le même festival de buts, que dimanche dernier, pour le Clasico OM – PSG au Vélodrome. Pour en voir claquer les filets ce dimanche, il faudra plutôt suivre les Marseillais, Mitroglou (2,34), ou N’Jie (2,6), voire Germain (2,7). Et pour les Lillois : Yassine Benzia (3,34), Nicolas Pepe (3,42) ou Anwar El Ghazi à 3,44.

ASSE, PSG, OL, OM… C’était quoi les budgets de la Ligue 1 il y a 10 ans ?

Il y a 10 ans, l’OL dominait encore le championnat de France de Ligue 1. – @Facebook

Que s’est-il passé ces dix dernières années sur la planète Ligue 1 ? La domination lyonnaise a progressivement pris fin, avant une phase de transition, jusqu’à l’ouverture de l’ère QSI, au Paris SG. Entre temps, l’Olympique de Marseille, le LOSC, les Girondins de Bordeaux, Monaco pour plus récent et même Montpellier ont gagné le titre. Il y a dix ans, le club du regretté Loulou Nicollin n’était même pas dans l’élite. Il y a un peu de toute cette histoire, dans ce flash back centré sur les budgets de la Ligue 1 2007-2008, avec une comparaison des moyens déployés aujourd’hui.

Il y a 10 ans, l’OL avait devant l’OM et le PSG le plus gros budget, l’ASSE était dans la moyenne

A l’époque le budget moyen de la Ligue 1 avoisinait les 45 millions d’euros. C’était notamment celui de l’AS Saint-Etienne ou du RC Lens. Dix ans plus tard, il a doublé, à plus de 90 millions d’euros. Tout ce temps globalement, les gros sont restés des gros, pour tous les budgets ont augmenté, à des proportions toutefois bien différentes. Depuis cet exercice 2007-2008, sept clubs ont disparu de l’élite, certains comme Lens ou Sochaux y étaient installés de manière durable et avec des moyens plutôt larges à l’échelle de la concurrence.

Le MUC 72 a disparu du paysage footballistique, le RC Strasbourg est revenu au premier plan

L’argent ne fait pas tout ou parfois est-il mal utilisé. Il y a dix ans, Le MUC 72 trahissait sans s’en cacher de très grosses ambitions. Centrée sur une enceinte flambant neuve et pionnière en matière de naming : la MMArena, du nom du puissant assureur aux origines locales. Il y a dix ans encore, le RC Strasbourg avait sa place solidement installée dans l’élite. C’était avant que l’actionnaire majoritaire de l’époque ne cède ses parts. Après quoi, Strasbourg comme Le Mans ont posé le genou à terre. Forcés de déposer le bilan, les deux clubs sont tombés dans les profondeurs du championnat amateur.

Plus dure fut la chute pour Le Mans qui revient progressivement à de plus justes ambitions, désormais en National 2. Quant au club alsacien, lui et ses supporters ont mangé leur part de pain noir, jusqu’à revenir en Ligue 1. Avec un budget presqu’identique, la différence étant qu’en 2017-2018, c’est l’un des plus faibles du championnat.

Les budgets de la Ligue 1 il y a 10 ans, en 2007-2008

club Budget 2007-2008 budget 2017-2018
Olympique Lyonnais 145M€ 240M€
Olympique de Marseille 97M€ 180M€
Paris SG 70M€ 540M€

Voir le tableau complet en page 2

Pages: 1 2

Le PSG peut-il terminer sa saison invaincu ? Verdict des bookmakers…

Encore plus depuis le nul ramené de Marseille, les bookmakers pensent le PSG capable de finir la saison de Ligue 1, invaincu. – @Twitter

Il a frisé la correctionnelle, ce dimanche soir, sur la pelouse du stade Vélodrome de l’Olympique de Marseille. Mais grâce à Edison Cavani pour cette fois, plus largement au talent de ses individualités capables de faire la diférence à tout instant, le Paris SG s’est sorti d’un mauvais faux pas, en décrochant un nul heureux (2-2), à l’issue du Clasico. Ces difficultés seront peut-être salutaires pour le groupe de Unai Emery, le restant de la saison de Ligue 1. Car si le PSG est largement favori pour le titre, ça lui rappelle qu’il doit prendre tous ses adversaires au sérieux, car en plus il a l’occasion de réussir un exploit inédit : terminer sa saison en championnat, sans concéder la moindre défaite.

Le Paris SG invaincu toute la saison en Ligue 1 ? Ça n’a rien d’impossible pour les bookmakers de France

Est-ce bien sérieux pour Paris d’y penser ? Ça l’est clairement pour les bookmakers de France, plus encore depuis ce dernier match au forceps à Marseille. Avant cela, la cote parisienne avoisinait les 5 chez les opérateurs de jeux qui proposent de miser sur ce marché. Depuis ce match nul de dimanche, la cote a baissé, à près de 4,5, signe que le scénario se précise un peu plus comme étant possible. Voire même probable. Il reste 28 journées de Ligue 1 à disputer, c’est encore très long, le Paris Saint-Germain n’est pas à l’abri d’un faux pas, comme à Marseille, sinon plus tôt à Montpellier où il a également été tenu en échec.

Le nul heureux décroché à Marseille sera-t-il salutaire le restant de la saison ?

Pour autant, compte tenu d’un effectif quantitatif autant que qualitatif, avec un banc de touche de titulaires en puissance de n’importe quelle autre équipe du championnat, Paris a les moyens de réussir cet énorme défi. A condition de jouer tous les coups à fond et pas seulement les soirs de Ligue des champions, même si la compétition est une priorité pour le club.