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Le Stade Brestois sort un maillot jaune pour le passage du Tour. Et c’est très malin !

Avec, on le devine, l’aide complice de Nike, le Stade Brestois a produit un maillot tout jaune, pour saluer le passage de la Grande boucle. – @Twitter

La réactivité qui colle à l’actualité, traduit sur le digital, c’est la clé d’une communication efficace, pour peu que le message essentiel soit bon. Celui du Stade Brestois l’est tout particulièrement. Hier mardi, le groupe ASO a dévoilé le tracé du Tour de France 2018. Brest est l’une des villes étapes, le départ de la 6e programmée, le 12 juillet. D’une discipline à une autre, il y a un pas franchi par le SB29, avec la complicité de son équipementier Nike.

Brest ville étape du Tour de France 2018, le Stade Brestois en profite pour se vêtir de jaune

A été produit un maillot, sur la forme identique aux maillots domicile (rouge) et extérieur (bleu), qui proposent le même template graphique. Mais dans une couleur de jaune intégral, dédicace vous l’aurez compris, à la tunique que porte le leader de la Grande Boucle, sur les trois semaines de la course. Avec un sponsor central différent ; le Stade Brestois n’a pas les mêmes selon qu’il joue à domicile ou à l’extérieur. Cela peut laisser supposer qu’il sera porté en match. Cela n’est pas indiqué.

Un maillot collector que le Stade Brestois fait gagner à ses fans

Le fait est que cette opération est géniale et très bien inspirée. Parce qu’en plus ce maillot est à gagner. C’est un modèle collector pour les fans du club. Sinon de vélo!

Tour de France 2017 – Toutes les primes de la Grande boucle en détails

Chris Froome, chasseur de primes sur le Tour de France. – @Facebook

A force d’en gagner (déjà trois à son palmarès), le Britannique Chris Froome doit savoir précisément ce que cela rapporte de s’adjuger une Grande Boucle. La même chose chaque année. Et ce Tour de France 2017 dans la même veine, avec des primes inchangées par Amaury Sport Organisation, en charge de la gestion de la course. Pour le vainqueur final, au soir de la 21e étape, le dimanche 23 juillet à Paris, un chèque de 500.000 euros, indépendamment des autres prix gagnés au cours des trois semaines.


Champion du monde de cyclisme lancé contre… par Sportune

Prime inchangée, gagner le Tour de France 2017 rapporte 500.000€ et plus…

Car en effet, on ne parle ici que de ce que vaut la première place au général. En sachant que chaque jour passé en maillot jaune rapporte 500 euros à celui qui le porte. En sachant aussi qu’une victoire d’étape est récompensée de 11.000 euros. Si en plus il passe en tête au sommet de cols, hors catégorie (+800€), ou de première catégorie (+650 euros), voir qu’il gagne un ou plusieurs sprints intermédiaires (1.500€ par sprint remporté), l’addition finale des primes du Tour de France 2017 peut très vite gonfler.

Des primes tous les jours et pour tous les classements de la Grande Boucle

Des primes, il y en aura tous les jours de distribuées, pour tous les maillots et classements distinctifs du Tour. Y compris pour le coureur qui franchira, en tête, le col du Galibier sur la 17e étape : il recevra 5.000 euros en récompense du souvenir Henri-Desgrange. Rappelons enfin que toutes ces dotations gagnées en course, les coureurs les partagent entre les membres de chaque équipe. C’est en effet la coutume, car une victoire, même si elle est individuelle, se construit toujours grâce au collectif. Les cyclistes professionnels sont de plus salariés des structures qui les emploient, sans dépendre des bonus gagnés en course.

Le détail de toutes les primes du Tour de France 2017 est en page suivante

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Tour de France 2016 – Un bon millésime pour le sponsoring

C'est encore l'un des rares sports gratuit pour le public. C'est pour cela que le Tour de France garde intacte sa popularité. - @ASO/Papon

C’est encore l’un des rares sports gratuit pour le public.
C’est pour cela que le Tour de France garde intacte sa cote de popularité. – @ASO/Papon

Clap de fin pour l’édition du Tour de France 2016, sur une troisième victoire au général de Chris Froome. Malgré les critiques de ceux qui sont sportivement restés sur leur faim, cette année encore, le public était au rendez-vous et l’audience sur France Télévision a été un succès.

4,04 millions de téléspectateurs devant leur écran entre 15h et 19h40, c’est quasiment un demi million de moins que l’an passée (4,48 millions), mais la part de marché est plus importante en 2016 : 35,4% contre 32,8% en 2015). Ajoutés aux centaines de milliers et probablement millions de spectateurs en bords de routes, ces chiffres sont de bons arguments pour les sponsors.

Le Tour de France 2016 a généré des émotions… gratuites

Dans l’entretien qu’il nous avait accordé, le directeur général d’AG2R, Yvon Breton ne s’y trompait pas. Le Tour de France est populaire et un excellent vecteur de visibilité auprès du grand public. C’est aussi un sport gratuit pour le public : « nous voulions partager ce que le sport permet et quand c’est gratuit, cela génère plus facilement des émotions. Ce n’est pas rien si le Tour de France a autant de succès »

Le Tour de France doit pour beaucoup de réussite, à l’association des marques et du vélo. Aucun autre sport ne permet à une équipe de s’identifier à son sponsor de façon aussi ouverte. La SKY, par exemple est une chaine de télévision à péage en Europe. Les établissements bancaires ont beaucoup investi dans la discipline durant les deux dernières décennies afin, comme AG2R, d’être vu du grand public, ce qui donne la garantie, en suite, d’une légitimité de marque.

D’importantes retombées médiatiques

« Avant que nous investissions dans le sport, nous avions un niveau de notoriété quasiment nul, proche de 2%. Normal. Aujourd’hui, 7 ou 8 français sur 10 connaissent la marque » justifiait Yvon Breton. Grâce à son engagement, dans le sport (cyclisme mais aussi voile), le groupe AG2R a gagné la confiance de 15 millions de Français et d’une entreprise sur quatre. Son directeur général estime à 130 millions d’euros les retombées médiatiques, pour l’année 2015, dix fois supérieures à l’investissement initial (13M€ environ).

Avec la victoire d’étape et le podium final de Romain Bardet, le ratio sera très certainement plus élevé encore, au bilan de la saison. En général, il est plutôt de 3 à 5 fois dans la plupart des sports médiatiques. L’investissement dans le Tour de France a accru les valeurs mais aussi la notoriété de la marque AG2R. C’est très clairement l’exemple, d’un retour sur investissement réussi.

Nous vous invitons à redécouvrir l’entretien d’Yvon Breton sur Sportune.fr en cliquant ici.

Tour de France 2016 – Salaires, primes, mercato… Vincent Lavenu (AG2R) nous éclaire

Le salaire moyen d'un coureur de l'équipe cycliste AG2R La Mondial est de 9.000€ mensuels. - @DR

Le salaire moyen d’un coureur de l’équipe cycliste AG2R La Mondial est de 9.000€ mensuels. – @DR

Nous ne pouvions pas discuter du business de l’équipe cycliste AG2R La Mondiale avec le Directeur général du groupe, Yvon Breton, sans échanger aussi avec Vincent Lavenu, le boss de la structure cycliste professionnelle. D’abord parce qu’il est l’âme et le maillon le plus ancien du team, présent en ce moment sur les routes du Tour de France 2016. Et parce qu’en tant que dirigeant de l’équipe, il vit le quotidien de ses coureurs et voit ce qu’il se passe ailleurs.

Romain Bardet dans le haut des salaires, des Français présents au Tour de France 2016

Salaires, primes, ou marché des transferts, Vincent Lavenu a gardé une certaine réserve sur des chiffres souhaités confidentiels. Rien, par exemple, sur le salaire de Romain Bardet mais on devine à l’écouter, que les sommes qui circulent sur le cyclisme français (avec Nacer Bouhanni de la Cofidis, le mieux payé à plus de 1M€ brut par an et un Bardet à 750.000 euros environ par an) sont assez proches de la vérité. Sur les salaires, les cyclistes devraient pourtant n’avoir rien à cacher, car personne ne peut franchement les jalouser.

9.000€/mois, le salaire moyen d’un coureur de l’équipe AG2R La Mondiale. Un peu plus avec les primes

Chez les AG2R La Mondiale, le salaire moyen est de 9.000 euros brut par mois, pour des dizaines de milliers de kilomètres annuels sur la selle, dont plus de 3.500 à train d’enfer, sur les actuelles route du Tour de France 2016. C’est assez peu si l’on considère qu’une carrière chez les pros est à la fois courte et précaire.

Ils ont 3 semaines où on ne voit qu’eux, pourtant les annonceurs s’intéressent peu aux pros du vélo

Le paradoxe étant aussi que le Tour de France est chaque année l’une des manifestations sportives les plus suivies sur la planète alors que les cyclistes, pour les Français tout du moins, intéressent peu les annonceurs. Avec la génération montante, « ça viendra peut-être » prophétise Vincent Lavenu. Qui y croit d’autant plus que cela fait quelques années que l’effort est porté sur la formation, doublé d’un programme d’éducation. A l’exemple de Romain Bardet, pouponné chez les AG2, qui poursuit en parallèle ses études dans le management, à niveau Bac + 4. Les explications avec Vincent Lavenu…

Vincent Lavenu AG2R La Mondiale

Dites nous quel est le salaire d’un coureur de l’équipe AG2R La mondiale ?

Vincent Lavenu : C’est difficile de révéler les salaires de nos propres coureurs. Mais ce que je peux vous dire est que le salaire minimum d’un coureur AG2R, aujourd’hui est à 3.500 euros brut (2.900 euros net environ) par mois. Il y a une règle de la Ligue qui accepte moins, mais je considère personnellement, que c’est un minimum pour un coureur professionnel. Quant à la moyenne des salaires dans l’équipe, elle est à 9.000 euros par mois.

Comparé au reste du peloton, dans quelle fourchette situez-vous vos coureurs ?

Au même titre que la FDJ, on fait parti des salaires, plutôt dans la fourchette haute, même si le coureur français le mieux payé n’est pas chez nous. Mais par rapport à certaines équipes mondiales, on est bien en deçà.

Des coureurs professionnels dépassent-ils le million d’euro annuel ?

Pour certains. Dans les équipes étrangères. Mais je crois qu’en France, il n’y a qu’un seul coureur qui dépasse le million d’euros.

Comment fonctionnez-vous avec les primes gagnées dans les épreuves. Sont-elles, comme souvent dans le cyclisme, partagées entre vos coureurs ?

On appelle plutôt ça des prix de courses. Ils correspondent à une grille de prix organisée par le règlement UCI. Effectivement les prix de courses sont mis dans un pot commun et partagés entre les coureurs. Aujourd’hui, c’est même soumis aux charges sociales, ce qui n’est pas le cas par exemple, des tennismen.

Versez-vous des primes à la performance, en plus des prix de courses ?

Très peu. On a une petite grille de primes au sein de l’équipe qui, là encore est partagée en fin d’année. Mais ce n’est pas une prime franchement incitative.

Les cyclistes sont-ils financièrement bien traités, au regard des autres sports ?

Aujourd’hui, il y a le football, qui est loin devant tout le monde. Mais derrière le cyclisme fait parti de ces sports, avec le rugby notamment, qui sont bien organisés en terme de professionnalisation. Il y a le tennis, mais combien sont professionnels ? En cyclisme vous avez 180 professionnels. Même s’il y a dans le nombre des « petits » professionnels d’équipes départementales, ils ont un statut social, un salaire… Je pense que globalement le cyclisme n’est pas le plus mal loti.

On voit peu de cyclistes dans les pubs. Ne sont-ils pas assez bankable ?

Ça viendra peut-être, parce que je crois que les jeunes qui pointent le bout de leur nez ont des têtes bien faites, ils sont sympas et ils atteignent le très haut niveau. Il peut y avoir des marques qui s’identifient à leur personnalité. Chez nous Romain Bardet est quelqu’un de très haut niveau sportif et intellectuel, mais des gars comme Julian Alaphilippe et les jeunes qui montent, si demain ils gagnent des classiques ou autres, il y aura forcément des marques qui vont s’intéresser à eux.

L’été est aussi dans, tout sport, la période propice aux transferts. Dans le vélo, il débute quand le Mercato ?

Officiellement il ouvre le 1er août. Mais officieusement, il a déjà bien commencé.

Les contrats sont-ils signés sur une saison ? Ou sur l’année civile ?

En général ils sont passés du 1er janvier au 31 décembre, même si l’UCI réfléchit à changer la période de novembre à novembre.

Vous est-il permis, comme dans le foot par exemple, de débaucher un coureur appartenant à une autre équipe ?

Cela peut se faire, si il y a un accord tripartite, c’est-à-dire entre l ‘équipe quittée, celle qui l’accueille et le coureur. La durée des contrats, dans le cyclisme professionnel doit être en phase avec le contrat des partenaires. Je ne peux par exemple pas signer un coureur jusqu’en 2019, si j’ai un contrat avec le partenaire de l’équipe jusqu’en 2018.

Les maillots mythiques des équipes du Tour de France

Greg Lemond a marqué durablement l'histoire du Tour de France. Son maillot Z, aussi. - @DR

Greg Lemond a marqué durablement l’histoire du Tour de France. Son maillot Z, aussi. – @DR

Le Tour de France 2016 bat actuellement son plein, dans la dernière ligne droite pour les 180 coureurs environ, qui sont toujours en lice. Sur les bords des routes, il y a toujours autant de monde, mais l’événement on le sait, est très populaire. Et pour les marques qui forment les équipes, certaines restent plus longtemps que d’autres, dans les souvenirs de ceux qui suivent le vélo, au moins une fois tous les étés.

Les maillots mythiques des équipes du Tour de France

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BANESTO. L'équipe espagnole où sévissait notamment l'illustre Miguel Indurain, quintuple vainqueur du Tour de France, de 1991 à 1995.

Z, Banesto, Motorola… Des équipes qui sont restées dans les mémoires

Pour ma part, c’était la « Z », au début des années 90, car c’était tout à la fois une équipe cycliste et l’endroit où ma mère m’emmenait, m’habiller. Et porter les couleurs de Greg Lemond, pour un bambin plein d’admiration pour les sportifs, c’était trop la classe ! Parmi les équipes incontournables, en remontant jusqu’aux années 70, on a pensé au team Bic de Jacques Anquetil et de Luis Ocaña et au Peugeot de Eddie Merckx ou Bernard Thévenet. A la Banesto aussi, de l’élégant espagnol Miguel Indurain, quintuple vainqueur du Tour de France. Ou à la Motorola qui a lancé les débuts d’un certain Lance Armstrong.

Avant ce Tour de France 2016, de nombreux maillots ont forgé la légende de la Grande Boucle

On trouve aussi, dans la galerie des maillots mythiques des équipes du Tour de France à découvrir ci-dessus, la Kelme, l’équipementier sportif espagnol étant l’une des marques à l’existence la plus longue dans le cyclisme professionnel : 26 ans continus jusqu’au retrait du groupe, en 2006. Il y a aussi la Festina, tristement popularisé par les scandales de dopage, la Saeco que l’Italien Mario Cipollini a fait gagner sur toutes les grands Tours et en de très nombreuses occasions. Et plein d’autres maillots que l’on vous laisse découvrir, en images ci-dessus.

Fans de vélo, tentez de vivre une expérience unique sur le Tour de France 2016