Depuis le Stade Français beaucoup ont cédé à la mode du nu : le business des calendriers est-il toujours rentable ?

Posté le 2 janvier 2010 par

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Qui dit nouvelle année dit calendrier ! Et depuis l’entrée dans le 21e siècle, suivant une mode lancée par les rugbymen du Stade Français, la tradition veut que les sportifs se présentent en tenue d’Adam pour se laisser effeuiller les douze mois de l’année. Ce qui n’était au départ qu’une affaire d’hommes et de (gros) bras, s’est propagée, avec le temps, dans les vestiaires féminins à tel point qu’aujourd’hui, on ne compte plus les associations qui exploitent le phénomène, pour différentes raisons.

Par charité ou par intérêt !

Il y a ceux qui font de l’opération un geste du cœur, à l’image des Dieux du Stade qui ne gardent aucun bénéfice du calendrier ; ils sont tous reversés à des associations caritatives. On notera au passage les confidences du président du Stade Français, Max Guazzini selon qui, chaque joueur acceptant de poser recevrait la somme de 5000 euros. L’altruisme de nos sportifs aurait donc ses limites… Et puis il y a les autres – les plus fréquents – ceux qui cherchent tout à la fois à porter l’accent sur leur structure tout en espérant un petit retour financier. C’et l’exemple de l’équipe féminine de volley cannoise qui, selon sa secrétaire générale, Colette Fradin-Vaudoit, citée dans Têtu : « Est le club le plus titré de France, tous sports confondus. Mais qui le sait? »

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Et qui sait-aussi qu’il existe à Lille une équipe de volley fémine en championnat de France de Nationale 1 ? Après lecture de cet article et visionnage du cliché, vous ne serez plus sans ignorer ces belles qui ont cédé à la tentation du nu en s’affichant dans les pages du calendrier 2010. Comme elles d’autres disciplines ont franchi le pas. La palme de l’originalité revenant sans conteste au Tripot Hold’em Club, un club de poker de Villeurbanne auteur d’une drôle de parodie intiulée « Les Dieux du Stack » en référence aux protégés de Max Guazzini.

« J’ai vu qu’on vendait des calendriers de rugbymans habillés, ça change ! »

Celui-là se vend 15 euros contre 26, 6 euros par exemple le calendrier (le vrai) des Dieux du Stade. En moyenne, il faut compter de 12 euros (celui des filles du Volley de Cannes) à plus de 25 euros pour s’offrir ce présent d’une année. Quant aux bénéfices ils varient selon la qualité, la fréquence et la notoriété de ceux qui le composent. A titre d’exemple, dans Têtu encore, Colette Fradin-Vaudoit, rappelle que du côté de Cannes, « le déplacement à Belgorode, en Russie, nous a coûté, pour les transports et l’hébergement, 22 000 euros. Alors, même si le calendrier n’est pas cher, pour nous c’est un petit complément non-négligeable. »

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Reste que ces dernières années, le business s’est considérablement essouflé. Nombres d’équipes à avoir tenté l’expérience par le passé, ne l’ont d’ailleurs pas renouvelée. Sur le site dijonscope.com, Emmanuel Chevasus chargé de la réalisation du calendrier des rugbymen de Dijon jusqu’à l’année dernière note à ce propos et non sans humour : « J’étais un peu surpris l’autre jour : j’ai vu qu’on vendait des calendriers de rugbymans habillés, ça change ! » C’est surtout un signe qui ne trompe pas de la lassitude du grand public à regarder les sportifs dans leur plus simple appareil.

Cresus Tensile

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