Murray, Nadal… L’ATP va-t-elle faire grève ?

Posté le 20 septembre 2011 par

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Andy Murray - Photo : @Icon Sport

Décidément, « grève » est le mot à la mode dans le sport professionnel cette saison. Après la Liga et la Serie A de football, la NBA et la NFL, c’est autour des joueurs de tennis de l’ATP de brandir la menace d’une grève générale. En cause: le calendrier « bordélique », dixit le terme employé par l’Ecossais Andy Murray sur l’antenne de la BBC, ces derniers jours. Le joueur appuie ainsi les propos tenus par le numéro 2 mondial, Rafael Nadal, durant l’US Open 2011 contre le calendrier du circuit pro. « Il y a clairement un risque de grève, poursuit-il. Je sais pour en avoir déjà parlé avec eux, que certains joueurs n’ont pas peur d’y recourir. »

Murray et Nadal menacent la grève pour… avoir plus de vacances

Mais au fait, quel est vraiment le problème avec ce fameux calendrier ? Selon Nadal et Murray, il serait tout simplement trop chargé. En clair, les joueurs veulent des vacances supplémentaires. « Deux ou trois semaines durant l’année, quelques tournois en moins chaque année, je ne pense pas que ce soit déraisonnable », estime Andy Murray. Avant d’ajouter:  » Les évènements obligatoires, c’est devenu ce qu’il y a de pire. Avant on n’avait qu’à jouer neuf Masters 1000 et quatre tournois du Grand Chelem, soit 13 au total. » Ces derniers jours, Rafael Nadal a, par exemple, dû enchaîner sa finale de l’US Open, lundi à New-York, avec ses demi-finales de Coupe Davis contre la France, dès vendredi à Cordoue et sur une autre surface.

Jouer moins… pour gagner des moins ?

Forcément, les meilleurs joueurs sont ceux qui disputent aussi le plus de rencontres par tournoi. Mais c’est aussi grâce à cette densité dans le calendrier que ces dernières années, des joueurs comme Rafael Nadal ou Novak Djokovic ont pu battre les records de gains annuels sur le circuit. Le Serbe a accumulé plus de 10,4M$ de prize money sur le circuit depuis le début de l’année.  Du jamais vu sur une saison dans l’histoire de la petite balle jaune, alors qu’il reste encore trois mois de compétition avant la trêve ! Si les stars du circuit veulent moins jouer, cela risque aussi de leur coûter… un peu d’argent.

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