Tsonga: « Je suis le seul paysan du circuit ATP »

Posté le 8 avril 2012 par

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Jo-Wilfried Tsonga - @Iconsport

Jo-Wilfried Tsonga - @Iconsport

« Oui, je suis un paysan ». Etonnante confession de Jo-Wilfried Tsonga trouvée dans le dernier numéro du magazine Sport&Style de L’Equipe. Plus tôt dans l’entretien, son agent, Morgan Ménahem avait lancé le sujet en disant à propos de son poulain : « C’est presque un paysan, au sens du noble du terme. Il aime la terre, la nature, les champs de blé. Sa voiture par exemple, c’est une Jeep Wrangler blanche. Il peut y ranger ses canes à pêche et ses raquettes sans se soucier de faire des rayures. D’ailleurs les rayures, il s’en fout. Ce n’est pas une voiture de luxe. Pour lui le luxe est ailleurs. »

Jo-Wilfried Tsonga et son agent sur la même longueur d’onde

Morgan Ménahem oublie surement que Jo-Wilfried Tsonga avait déjà raconté peu ou prou la même chose dans les colonnes de L’Equipe en novembre dernier. Mais rappeler que les tennismen sont des gens simples est une nécessité sachant la pression faite sur certains joueurs français partis vivre en Suisse, pour tout autre chose, soi-disant, que des questions de fiscalité.

« Je pense que je suis le seul paysan du circuit ATP ! »

C’est pourquoi Jo-Wilfried Tsonga en rajoute allègrement sur sa condition de « paysan ». « Je vais même aller plus loin : je pense que je suis le seul paysan du circuit ATP ! J’adorerais venir à certains tournois en tracteur. Si, si, je vous le jure ! Mon tennis c’est pareil. Je joue, bien ou pas, je râle, je crie, je hurle de joie. Mais mon tennis c’est la vie! »

Jo-Wilfried Tsonga où l’art de la langue de bois et de la comm bien faite !

Son discours trompe difficilement, d’ailleurs n’a-t-il pas échappé au journaliste à l’origine de l’entretien le trait caricatural de ce profil terrien. Consignes des chargés de la comm du Français ? Toujours est-il qu’à la question de savoir si les sportifs ne maniaient pas mieux la langue de bois que les politiques, le Sarthois fait de sa réponse un cas d’école : un éclat de rire, une anecdote pour rappeler qu’ayant parfois trop parlé par le passé, il l’a regretté. Puis la conclusion : « J’ai donc appris à me comporter face à la presse. Et, je vais être honnête avec vous, si cela ne tenait qu’à moi, je ne répondrais jamais aux interviews… ». Bref, en langue de bois cela veut dire « oui » !

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