5 jours, 600 000 visiteurs et gratuit : le secret de la réussite du FISE à Montpellier

18 février 2020 à 10:30 par Thomas

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Hervé André-Benoît était récemment à Paris, à la Global Sports Week, pour promouvoir les activités du groupe Hurricane qu’il dirige. – @Sportune

En France et par-delà les frontières, il n’existe pas beaucoup d’équivalences dans le sport événementiel, au Festival international des sports extrêmes (FISE), à Montpellier. Dans le sens de la gratuité, s’entend. Cela fait 23 ans que l’idée a germé dans l’esprit de Hervé André-Benoit et il en a toujours été ainsi. Même à l’époque précédent les premiers retours financiers, tirés de l’audiovisuel.

Webedia nouveau partenaire stratégique du festival

Aujourd’hui, son produit est connu à l’internationale, son fondateur n’a plus les mêmes difficultés à le vendre. Récemment, son groupe Hurricane s’est associé à Webedia, « pour toucher plus largement la cible des Millennials ». Cella là-même qui se réunit massivement sur le festival, où les performances sportives (BMX, skate, roller…), se mixent aux sons des nombreux artistes présent sur les scènes musicales. Pendant 5 jour le FISE s’étend sur un kilomètre de long et reçoit jusqu’à 600 000 visiteurs. Qui n’ont donc pas d’entrée à payer.

Le FISE réunit 600 000 visiteurs sur Montpellier. Et tout est gratuit

Pour financer cette colossale machine, les diffuseurs gagnent en importance. « On s’est construit avec rien, se souvient Hervé André-Benoit. Les télés au début, il nous fallait payer pour y être. Nous sommes rapidement allés sur les réseaux sociaux, nous avons une force de frappe assez importante, avec des riders derrière qui sont proactifs. » Puis SFR et sa marque RMC ont signé pour diffuser les événements jusqu’à cette année. Le contrat est à son échéance, Hurricane discute de la suite avec différents acteurs. Plus les années passent, plus l’intérêt des chaînes pour le projet s’intensifie. Néanmoins cela reste insuffisant, y compris avec le sponsoring autour, pour assumer les trois millions de budget au moins nécessaires, au bon fonctionnement du seul FISE sur Montpellier.

Le FISE se décline désormais en « séries » à l’internationale

Alors pour résister, « le groupe Hurricane s’est développé en se diversifiant, nous explique Hervé André-Benoit. Le FISE a toujours été le poumon du groupe, c’est parti de là. Mais on a développé des activités autour, qui permettent de générer un business plus rentable, comme Hurricane park qui est la fabrication de skate park depuis 22 ans. Comme nous construisons nos propres infrastructures, nous avons une vraie expertise à proposer. » Le concept du FISE s’est aussi internationalisé, sous la forme de « séries » en plusieurs étapes. Quatre sont confirmées au programme en 2020 : d’abord à Hiroshima au Japon en avril, puis à Puyang, en Chine début, à Montpellier en suivant fin mai et enfin à Chengdu en Chine, plus tard au mois de novembre. Deux de plus pourraient s’ajouter au calendrier, en Russie et/ou en Croatie.

Le FISE est une marque internationale, en adéquation parfaite avec le digital et ses besoins en terme de contenus viraux.

Du contenu parfait pour développer la notoriété digitale de la marque

D’un événement créé par un rider pour les riders sur la fin du siècle dernier, le Festival international des sports extrêmes est devenu une entreprise internationale, comptant 65 CDI au siège à Baillargues, dans l’Hérault et une quinzaine en Chine. Plus 100 à 150 « extérieurs » qui viennent ponctuellement prêter main forte, les uns sur la construction des parks, les autres à la communication. La marque est assez puissante pour générer plus de 20 millions de vues sur tous les con tenus produits sur le web et réunir un million de fans sur le seul réseau Facebook et 2 millions de followers au cumul sur les plateformes asiatiques.

Comment sont choisis les sports présentés au FISE ?
Hervé André-Benoit (dirigeant du groupe Hurricane) : « Nous avons les piliers que sont le skate, le roller, le BMX et le wake-board. Et après nous intégrons des disciplines. Certaines n’ont été que des expériences. Par exemple nous avons fait l’essai, il y a 10 ou 15 ans, du monocycle ou du podocylce, qui ne sont jamais rentrées comme disciplines officielles. Après est arrivée la trottinette que nous avons intégré il y a 7 ans. Nous avons estimé que la pratique touchait de plus en plus les jeunes, nous avons ainsi voulu faire du FISE la référence mondiale de la discipline.
Nous avons accueilli pendant dix ans du VTT, ça a plutôt été un choix financier de l’abandonner. Sinon, nous essayons on essaie dans la mesure du possible d’intégrer des sports qui sont dans l’ADN des nôtres. Il y en a d’autres qu’à l’inverse, nous n’imaginons pas dedans. Par exemple les sports avec un ballon, c’est quand même une culture différente.
Nous avons enfin intégré le parkour, il y a trois ans. Quand on voit l’origine de cela, les « Yamakasi », c’est un peu ce qui décide de nos sports, il y a une engagement personnel à repousser ses limites. Sans penser nécessairement à l’accident, mais il y a un risque dans nos disciplines qui n’existe pas forcément ailleurs.




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