FIFA 21 : Comment le foot business va le tuer…. [EDITO]

24 novembre 2020 à 11:55 par Thomas

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FIFA 21

Encore une belle leçon d’altruisme offerte par Zlatan Ibrahimovic…

Que la remarque émane du joueur le plus capricieux du foot, et qu’en plus elle trouve écho chez le plus individualiste du plateau, témoigne de quelque chose de malsain. Avant, quand tout n’était pas encore une question de droits, de propriété intellectuelle, d’image, ou de quelqu’autre domaine que ce soit, la fierté dominait. Avoir son double dans le monde virtuel d’un jeu FIFA (ou autre) était une forme de reconnaissance.

Sortie malsaine d’Ibrahimovic. Bale reprend en opportuniste

Aujourd’hui, c’est un dû. Ou l’occasion pour certains de (sous)-tirer profit(s) de l’occasion. Et pas n’importe qui, Zlatan Ibrahimovic, le premier à allumer la mèche sur les réseaux sociaux, avant que Gareth Bale persiste et signe, en le reprenant. Leur grief ? Ne pas toucher de droits, à l’exploitation de leur image, de la part des éditeurs du jeu FIFA 21. « Quelqu’un fait des bénéfices sur mon nom et mon visage, sans aucun accord pendant toutes ces années », s’emporte le Suédois sur Twitter, qui ajoute : « Il est temps d’enquêter. »

Un courroux dans quel but ? Ggagner plus de fric…

Et de la fermer ? Parce que si dans le fond, le joueur n’a pas totalement tort sur la requête, la forme est détestable. Que peut bien espérer Ibrahimovic avec ses accusations ? Réponse : plus de pognon. C’est tout. Et c’est moche. Parce qu’il semble oublier, d’une part qu’il n’est pas le seul dans le football, que cela concerne (mais le seul qui s’en émeut ouvertement), qu’ensuite les éditeurs des jeux de foot s’acquittent de droits importants, pour les ligues ou les clubs qu’ils reproduisent dans leurs titres, et que c’est avant tout cela (la présence des vrais noms des joueurs), qui fait le sel des parties. De NOS parties, pauvres couillons que nous sommes.

A force de polémiques inutiles, c’est le plaisir qui s’efface

Or Zlatan, veut tout simplement nous en priver, parce qu’il est naturellement impossible d’indemniser tous les footballeurs dans le monde. Rendons à César ou à Diego ce qui lui appartient, Ibrahimovic n’est pas le premier à s’en plaindre officiellement. Il y a quelques années, Diego Maradona s’en était pris à la concurrence Konami, pour sa présence dans un jeu PES. Ibrahimovic, Maradona ou Gareth Bale ont bien des qualités, mais leur attitude individualiste tranche dans un sport où prime le collectif. Voilà, ici l’une des limites profondes du foot business. A force de toujours vouloir tout ramener à soit, on fini par perdre l’essentiel : le plaisir et le partage.




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