On a lu « Car nous deux c’est pour la vie » de Fabrice de Cheverny, au coeur des ultras du PSG

21 décembre 2019 à 11:20 par Thomas

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Fabrice de Cheverny (avec son livre entre les mains à l’image), et quelques-uns des acteurs de l’enquête, « Car nous deux c’est pour la vie ».

Il en est beaucoup question en ce moment, sur différents terrains de France. Le phénomène « ultras » fascine les uns, en inquiète d’autres. Ils sont de tous âges, origines ou milieux sociaux, ils ont en commun au moins une chose indéfectible : l’amour du club qu’ils soutiennent et la passion qui l’accompagne, quelles que soient les circonstances. A Paris, le mouvement a ceci de particulier, que ceux qui s’en revendiquent sont passés en une grosse décennie, de parias qu’il fallait tenir à l’écart des stades, à des supporters à la présence, la voix et l’énergie nécessaires, à l’ADN du PSG.

Réprimé hier, courtisé aujourd’hui, le mouvement ultras s’est transformé au PSG

C’est toute cette histoire que raconte le livre « Car nous deux c’est pour la vie », du journaliste Fabrice de Cheverny. Une longue enquête au coeur de ce qui est aujourd’hui le CUP (Collectif Ultras Paris) et ses anciennes composantes, dissoutes. Un récit en plus de 350 pages, depuis le début du « Plan Leproux » visant à pacifier le Parc des Princes, jusqu’au retour des ultras, dans l’enceinte de la capitale. Le livre casse les idées reçues, d’abord pour ceux qui font l’amalgame ultra = hooligan. Ceux qui témoignent sont la preuve du contraire, il existe dans les rangs du CUP et des ultras au sens large, une solidarité forte entre les membres.

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Des mises à l’écart arbitraires pour certains, nécessaires pour d’autres

« La manière de se battre pour leurs idées est une forme de leçon de vie », dit Fabrice de Cheverny. « La peur (au Parc des Princes) est partie, c’est l’une des plus belles réussites du club », concède Maître Cyril Dubois, sur la forme. Mais le préfacier conteste le fond et la méthode du plan Leproux ordonné en 2010. « Sur de simples soupçons, on pouvait être interdit de stade. C’est un cas unique que d’avoir à contester devant un tribunal, une interdiction administrative. » Suspicieux donc coupables, « pour quelques centaines néfastes, le plan Leproux a puni 13 000 ultras ».

Le CUP comme nouvel ADN au Paris Saint-Germain

Il s’est écoulé plus de six ans, avant que le mouvement renaisse dans la capitale. Des premières interdictions aux élans contestataires ; du plus fort de la répression, à l’émergence du CUP, « Car nous deux c’est pour la vie » raconte avec force de détails et témoignages la bascule du phénomène, des années sombres, répressives et parfois violentes, à ce qu’il est aujourd’hui à chaque match du PSG, à la maison ou en déplacement. Comme à Old Trafford, l’hiver dernier, quand les Parisiens ont éteint les locaux de Manchester United, sur le terrain (0-2), mais d’abord en tribunes avec une leçon de supportérisme administrée au habitués du « Théâtre des Rêves ». Rien que ça…

Car nous deux c’est pour la vie – Supporters, l’âme éternelle du PSG est édité par Amphora, à retrouver dans toutes les bonnes libraires, au prix de 19€.




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