Transat Jacques Vabre 2019: (Seul) duo féminin cherche des fonds pour nourrir de l’ambition

9 octobre 2019 à 17:45 par Thomas

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Avec Joan Mulloy, Alexia Barrier a le tracé vers Salvador de Bahia, au Brésil bien en tête. C’est là qu’est jugée l’arrivée de la Transat Jacques Vabre.

Elles partiront coûte que coûte, sur la Transat Jacques Vabre 2019 d’abord, puis au Vendée Globe l’an prochain. Mais pas nécessairement avec les mêmes objectifs. Au jour pour nous de la rencontrer, le 17 septembre pour les dernières retrouvailles de tous les skippers, avant le départ du Havre programmé ce 27 octobre, Alexia Barrier cherchait encore 100 000 euros pour boucler son budget, et 600 000 euros d’ici à la grande aventure du Vendée Globe.

Un sponsor titre pour couvrir la transat Jacques Vabre 2019 avec des ambitions

« On manque d’un sponsor titre, explique celle qui forme avec l’Irlandaise Joan Mulloy, le seul équipage 100% féminin de la Transat. Ce serait bien que je puisse changer mes voiles, elles ont fait deux tours du monde. Certaines ont fait le Vendée avec Tanguy de Lamotte et Romain Attanosio, donc on ne va pas pouvoir pousser le bateau à fond comme on le souhaiterait sans les fonds suffisants. »

Alexia Barrier et Joan Mulloy forment le seul équipage féminin

Avis aux marques intéressées ou celles qui ne le savent pas encore, Alexia Barrier et Joan Mulloy manquent de moyens mais pas d’idée et surtout moins d’envie, pour réussir dans leur entreprise. « Nous sommes le Petit Poucet de la classe Imoca, avec le plus petit budget. Mais cela ne veut pas dire que les retombées seront toutes petites », plaisante la navigatrice également très engagée dans l’environnement et la recherche dédiée. C’est à tout l’intérêt du projet qu’elle et sa partenaire soutiennent.

Un projet sportif et écolo pour sensibiliser et fédérer le plus grand nombre

A bord de « 4MyPlanet » qui porte bien son nom (à défaut d’un sponsor titre à associer), elles greffent dans leur sillage 15 000 jeunes enfants à qui il a été distribué des kits pédagogiques traduits en 4 langues. « Cela parle de la course, mais aussi de toutes les problématiques des océans, déchets, macro et micro déchets, les animaux en mer… Il y a en plus un volet qui leur apprend les gestes qui sauvent, comment réagir en cas de problème. » Pour fédérer un maximum de monde avec elles, Alexia Barier et Joan Mulloy ont lancé un financement collaboratif avec un ticket à 3000 euros, à l’attention de 40 entreprises. Elles ont aussi les soutiens du département des alpes-Maritimes et de l’entreprise Biotronik spécialisée dans les solutions à offrir aux déficients cardiaques.

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Les transats passent, mais le défi est chaque année plus dur à relever

Ce 27 octobre Alexia Barrier prendra le départ de sa 16e transat. L’on pourrait croire qu’avec le temps, les choses deviennent plus ordinaires et donc faciles à appréhender pour elle. Il n’en est rien, car « chaque année les projets sont de plus en plus importants et ambitieux. Les budgets augmentent en conséquence et cela devient plus compliqué. » Mais à la fois plus grisant…




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