Marie Portolano : « Cette nouvelle aventure me fait sortir de ma zone de confort »

10 juin 2021 à 7:50 par Thomas

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Marie Portolano Euro
Marie Portolano est dans les starting-block, à quelques jours de l’Euro.

Marie Portolano est l’étoile montante du PAF sportif. Après une longue expérience sur Canal +, la présentatrice ouvre une nouvelle page de sa jeune carrière en débarquant à M6, pour animer les émissions 100% Foot durant l’Euro. Avant de changer d’univers, avec le programme, Le Meilleur Pâtissier qu’elle va reprendre. Pour Sportune, elle nous raconte son transfert ; l’un des plus marquants de la saison, dans le monde de l’audiovisuel.

Marie Portolano, d’Orange Sport, à M6, en passant par C-Foot et Canal +, vous êtes à 35 ans, une journaliste sportive déjà très aguerrie ! Comment avez-vous basculé dans ce microcosme très select ?

Marie Portolano : Disons que j’aspirais à travailler dans l’univers du sport d’une façon ou d’une autre. Enfant, j’avais un rêve : diriger un club de foot. J’ai vite compris que ce fantasme serait irréalisable, mais j’étais persuadée que ma vie professionnelle pouvait s’écrire dans le sport. L’arrivée de Nathalie Iannetta au service des sports de Canal + a consolidé mes convictions lorsque j’étais adolescente, elle m’a permis de comprendre que c’était à la portée de tous ! J’ai donc tout fait pour y parvenir, en suivant notamment une formation académique à l’ESJ Paris, pour faire mes premiers dans le monde journalistique à LCI. La suite, vous la connaissez !

Vous avez fait l’actualité ces derniers mois avec un documentaire sur le sexisme dans le monde du journalisme sportif, mais aussi suite à votre transfert remarqué vers M6. Pourquoi avoir quitté Canal + ? Aviez-vous le sentiment d’avoir fait le tour sur la chaîne cryptée ?

Marie Portolano : Faire le tour ? C’est impossible, Canal + offre tellement de possibilités. J’avais juste l’impression d’avoir fait mon temps, et qu’il était l’heure de tester d’autres choses. Les dirigeants de M6 ont su trouver les bons mots pour me présenter les projets auxquels ils souhaitent que je participe. Surtout, ils m’ont demandé de rester authentique, et fidèle à ce que j’ai pu montrer sur Canal +. Leur discours a été bienveillant et j’ai trouvé le challenge stimulant, alors j’ai foncé !

Vous serez d’ici quelques jours à la présentation de 100% Euro, et 100% Euro : Le mag. Comment préparez-vous ce temps fort sportif ?

Marie Portolano : Pour être franche, je n’ai pas de méthodologie spécifique. Je vis simplement l’événement. J’ai beau être présentatrice, je suis finalement comme tout le monde, et j’ai hâte que l’UEFA Euro 2020 débute. J’ai déjà couvert un certain nombre d’évènements d’envergure, sur beIN Sports et Canal +, et c’est à chaque fois la même excitation, j’ai soif de matchs ! Et puis, cet Euro a une saveur d’autant plus onctueuse, que l’on va tous associer cet événement au retour à la vie avec l’ouverture des bars et des restaurants !

Quel est votre meilleur souvenir depuis que vous officiez dans le monde du sport ?

Marie Portolano : J’en ai évidemment plusieurs ! Reste qu’une image me revient instinctivement en tête. Lors d’un Rennes – Paris-SG, alors que j’étais enceinte de plusieurs mois en 2013, j’ai croisé Zlatan Ibrahimovic dans les couloirs du stade, et je me souviens qu’il m’avait demandé le sexe du bébé, avant de poser la main sur mon ventre pour m’assurer que mon enfant serait footballeur ! Mon fils était donc béni par Zlatan !

Et 7 ans plus tard, marche t-il sur les traces du géant suédois ?

Marie Portolano : Non, il déteste le foot…

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En marge du sport, vous prenez par ailleurs les commandes du Meilleur pâtissier. Pourquoi s’être laissé tenter par ce nouveau projet ?

Marie Portolano : Ce n’était pas prévu, à mon arrivée sur la chaîne, Julia Vignali était encore en poste. Quoi qu’il en soit, lorsque le Directeur Général des Programmes, Guillaume Charles m’a sollicité pour prendre le relais, je me suis d’abord interrogée avant de comprendre la pertinence de cette opportunité. C’est évidemment un autre univers dans le divertissement, pour autant, j’y vois un vrai parallélisme avec la compétition sportive. Les pâtissiers doivent constamment se dépasser pour arriver jusqu’à la finale. Je trouve le concept génial, et cette nouvelle aventure me fait aussi sortir de ma zone de confort.

C’est en effet une façon de se diversifier, et de s’affranchir de la case sport. Espérez-vous devenir une présentatrice touche à tout, un peu comme l’est Denis Brogniart ?

Marie Portolano : Denis Brogniart est un bon exemple, puisqu’il s’est fait connaitre dans la Formule 1, avant de s’envoler vers d’autres horizons, à mi-chemin entre le sport et l’entertainment. Si vous regardez de près, les programmes qu’il anime ont toujours un lien avec le sport. Je me souhaite donc la même carrière, c’est évident !

Comment gérez-vous votre image de figure montante, notamment sur les réseaux sociaux ? D’ailleurs quel usage avez-vous des réseaux ?

Marie Portolano : Je les utilise comme tout le monde, sauf que j’évite d’étaler ma vie privée autant que possible. En fait, il me semble que j’utilise ces outils comme toute personne de 35 ans, c’est-à-dire que j’y vois plus un moyen de m’informer, et parfois de partager. Dans le fond, je dirais même que je suis de la vieille école, à part Twitter, et Instagram, je ne suis branchée sur aucun autre réseau.

En parlant de Twitter, c’est aussi le territoire privilégié des haters. Comment vous protégez-vous face à ce phénomène ?

Marie Portolano : Lorsque je suis arrivée sur le Canal Football Club, Cyril Linette m’avait averti que je n’échapperai pas aux critiques et à la haine sur les réseaux sociaux, mais que les personnes qui m’insulteraient sur internet seraient les mêmes qui m’aborderaient pour faire un selfie dans la rue. Et c’est exactement ça ! Du coup, j’ai toujours fait en sorte de prendre beaucoup de distance. Ces messages ne me touchent pas et puis généralement ça ne vole pas très haut.

Vous êtes aujourd’hui un modèle pour de nombreux et nombreuses journalistes en herbe ? Que conseillerez-vous aux jeunes pousses ?

Marie Portolano : Il n y a pas de voie royale. À mon sens, il faut surtout être passionné, c’est-à-dire se renseigner, lire L’Équipe tous les jours, être curieux et ouvert d’esprit. En ce qui me concerne, c’est la passion qui m’a guidé. Je n’avais pas forcément de contact, ceci ne m’a pas empêché de croire en ma bonne étoile en accumulant les expériences pour me faire une place dans cet écosystème.

La passion vous fait-elle croire aux chances des Bleus pour cet Euro ?

Marie Portolano : Comme beaucoup, vu l’effectif, je pense que la France a les moyens d’aller au bout. Cela dit, les lois du sport sont impénétrables ! Il suffit de se rappeler le fiasco de 2002 pour comprendre que le statut de favori n’apporte aucune garantie !

Propos recueillis par Alexis Venifleis




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