Quand Jean-Michel Larqué, se paie Domenech, ses primes et sa communication avec l’équipe de France… un grand moment de littérature

Posté le 28 janvier 2010 par

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Plus il vieillit, plus il devient corrosif et plus attaque, plus il se fait d’ennemis. Critiqué pour sa condescendance, à ses débuts sur la première chaine, Jean-Michel Larqué ne prend plus les mêmes pincettes que par le passé pour dire ce qu’il pense du foot et de tous ses extras. Dans son livre, « Vert de rage » (*) qui sort ce jeudi dans les librairies, la « Tatie Danielle » du foot français tire sur à peu près tout ce qui bouge, de la jeune génération – « Les jeunes joueurs stars n’ont plus le sens de la réalité. L’argent leur tourne la tête et je crains pour eux des lendemains difficiles » – à l’ex-président du Paris Saint-Germain Charles Villeneuve en passant par l’ancien coach stéphanois, Laurent Roussey ; Jean-Mimi tacle les deux pieds en avant mais se réserve le meilleur pour la FFF et le sélectionneur des Bleus, Raymond Domenech.

Jan-Michel Larqué

Sur quelques pages et en plusieurs volets, le patron de l’équipe de France se fait tailler un costard sur mesure barré d’un « erreur de casting » qui se suffirait presque à lui seul si le reste n’était pas du même tonneau. Ça l’est pour notre plus grand plaisir, quand on apprend par exemple quelle version donne le journaliste de TF1 aux primes versées à Raymond Domenech : « Le sélectionneur français gagne dix fois moins que n’importe lequel de ses homologues européens. Les derniers sélectionneurs, Aimé Jacquet, Roger Lemerre et Raymond Domenech ont été choisis sur des critères essentiellement économiques. On n’a pas le budget pour s’offrir un sélectionneur qui coûte plus cher. C’est pour cela que l’on se contente de  » seconds couteaux  » ou jugés comme tel depuis la scène mondiale. » Et vlan !

Et revlan sur l’épineux sujet de la communication. « La qualification des Bleus pour la Coupe du monde est un cache-misère : cette équipe ne progresse pas et s’est qualifiée in extremis dans les conditions que l’on sait. 
Elle donne une mauvaise image. Il est donc temps de dire les choses » balance Jean-Mimi qui en remet une nouvelle couche sur RMC : « La pire des choses dans la vie, c’est d’être pris pour des idiots. Après l’Euro 2008, on nous a dit : « Vous allez voir, la communication des Bleus va changer. Et qu’est ce qu’on a vu ? Rien du tout. Rien n’a changé. Leurs bonnes intentions ont duré le temps d’un propos. Ça veut bien dire qu’avec les mêmes hommes, on fait les mêmes erreurs. Et on se retrouve avec les mêmes problèmes.

Intarissable sur le sujet des Bleus, Larqué étaye son propos d’un chiffre : « Le nombre de licenciés ne cesse de baisser en France depuis 2007. Cette année, nous en avons encore perdu 160 000. Excusez du peu. » La faute à qui ? A Raymond Domenech bien sûr, un sélectionneur qui « se fout de la gueule du monde », avec lequel « on ne parle jamais de foot » selon des propos donnés à TV Mag. « La seule chose que je l’ai vu faire, c’est humilier les gens » note enfin un Jean-Michel Larqué qui rend finalement la pareille au sélectionneur de l’équipe de France.

Cresus Tensile

(*) « Vert de rage » par Jean-Michel Larqué. Aux éditions Calmann-Lévy, 20 euros.

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