Sponsoring : Comment l’Olympique Lyonnais coiffe le club le plus populaire de France

Posté le 12 novembre 2009 par

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Comment l’Olympique de Marseille, le club de football le plus populaire de France, peut-il recevoir presque moitié moins que son rival lyonnais de la part d’un même sponsor, Betclic ? La réponse évasive du président marseillais, Jean-Claude Dassier – « Il serait naturel qu’au regard de notre notoriété et de notre popularité, nous soyons premiers dans ce secteur, mais n’oublions pas quand même que nous le sommes sans avoir gagné de titre depuis plus de 16 ans » – cache peut-être une profonde vérité. Celle envisagée ce jeudi par l’hebdomadaire l’Express.

7 millions d’euros annuels pour l’OL… 4,5 pour l’OM

Ses journalistes observent, en effet, que les deux Olympiques, de Marseille et et de Lyon, ont paraphé cet été, un même contrat de sponsoring avec la société de paris en ligne, Betclic. Et constatent que l’OL, qui dit compter percevoir 7 millions d’euros annuels de 2009 à 2013, gagnera presque le double de l’OM (4, 5 millions d’euros) sur la même période, alors que la notoriété du club phocéen dépasse très largement celle des Gones. « J’ai beau regarder, je ne vois rien dans le contrat signé avec Betclic de nature à désavantager le club, bien au contraire », s’est n »anmoins défendu Jean-Claude Dassier, président marseillais, qui rappelle que le contrat de sponsor principal maillot des Phocéens pour la saison 2009-10 «est le le plus élevé de la L1 et qu’il représente un montant supérieur de plus de 50% par rapport à notre précédent contrat.»

L’Express offre pourtant une vision bien différente des choses et soupçonne une connivence entre Jacques Veyrat, président du groupe Louis-Dreyfus (l’actionnaire majoritaire de l’OM décédé cet été), son frère Antoine, directeur général de l’OM et Stéphane Courbit, PDG de la holding Financière Lov qui détient les filiales Direct Energie (1) et Mangas Gaming, cette dernière qui contrôle le site de paris Betclic. En toile de fond, l’hebdomadaire cherche à savoir si le trio a profité du deal pour servir ses intérêts personnels et se demande pourquoi le président de l’époque Pape Diouf, n’a pas encouragé la procédure.

Interrogé par l’Express, ce dernier n’a pas souhaité répondre. Mais il est pour Dassier, qui ne l’a pas mentionné, l’homme par qui l’affaire s’est ébruitée. « Il est malheureusement habituel et, somme toute, peu surprenant que des membres d’une équipe de direction écartée, dans les conditions que l’on connaît, cherche à faire feu de tout bois et à exploiter tout élément en sa possession pour régler ses comptes et nuire à la nouvelle équipe en place. » En conclusion, si l’OM s’est fait griller par Lyon cet été, ce n’est ni la faute de Jean-Michel Aulas et ses talents d’orateur pour faire pencher à son avantage la balance des négociations, ni celle des frères Veyrat que le patron de l’OM défends bec et ongle. Non, si fautif, il y a, du côté phocéen, ce serait dans le clan de Pape Diouf qu’il faudrait donc le chercher. Jean-Claude Dassier ne manque décidément ni de culot, ni d’aplomb…

Cresus Tensile

(1) En attendant que s’ouvre le marché privé des jeux et paris sportifs en 2010, Direct Energy est sponsor maillot de l’OM.

A lire, les révélations de l’Express : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/les-jeux-dangereux-de-l-om_827627.html

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