Quand la Chine change son football

27 décembre 2018 à 22:45 par Marc Limacher

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La Chine impose, sinon un retour en arrière, à tout le moins de freiner sur les dépenses vertigineuses. Et pas toujours bien assumées…

C’était il y a un an, le mercato d’hiver s’enflammait à coup de Yens chinois, de salaires mirobolants et de transferts dignes des grands clubs européens. Désormais, cette image appartient au passé, car les autorités chinoises ont instauré une nouvelle règle pour l’horizon 2021, qui se rapprochent plus du championnat du Soccer américain que des championnats européens.

Carlos Tevez à 38 millions d’euros par an, Ezequiel Lavezzi à 26 millions d’euros la saison, Hulk à 20 millions… les salaires étaient jamais vus dans le monde du football. Comme une démonstration de la puissance financière chinoise sur la scène internationale. Mais quelques mois après ces annonces fracassantes, la réalité se faisait plus discrète. 13 clubs sur 16 composant l’élite du championnat chinois n’avaient pas payé leurs joueurs correctement. Le début d’un virage privilégiant l’éclosion de talents locaux et la mise en place de règles pour éviter les débordements. C’était au début de l’année 2018.

L’ère de la raison

Juste avant ce Noël, la fédération chinoise de football a imposé un ensemble complet de contrôles financiers à sa Super League. Un pack couvrant les fonds pouvant être dépensés par les propriétaires des clubs, les salaires des joueurs et même les bonus. Dans les faits, les clubs ne pourront pas dépenser plus de 156 millions d’euros en 2019, puis 140 millions en 2020 et 114 millions en 2021. Concernant le contrôle des salaires, 65% du budget de chaque club sera consacrée à ce poste en 2019, puis 60% en 2020 et 55% en 2021. Le plus gros salaire devant représenter 1,2 millions d’euros par an, à l’exception des joueurs de la sélection nationale qui peuvent gagner 20% de plus. Le poste des transferts, sera limité à 82.5 millions d’euros en 2019, 69 millions en 2020 et 17.5 millions en 2021.

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Inspiration de la Major League Soccer, mais…

Dans la pratique, les nouveaux éléments de la Super League Chinoise ressemble beaucoup à la Major League Soccer américaine. Les salaires y sont plafonnés à 48.500 dollars minium et 387.500 dollars maxi, sur un plafond de 3,845 millions de dollars en 2017, mais avec une dérogation pour rémunérer 3 joueurs sur un salaire libre (mais déduisant les 387.500 dollars par joueur). Cette mesure a pour but de réaliser une économie, permettant à des investisseurs de créer un championnat attrayant avec l’arrivée de stars du ballon rond européennes. D’autant que les budgets sont entre 50 et 60 millions de dollars par an et sous le mode de franchise.

Cette nouvelle norme chinoise est un virage. Permettant de privilégier le talent local et établissant une base économique plus saine. Toutefois une question demeure, sur le fait que les investisseurs étrangers ne pourront pas réellement être propriétaire d’un club de la Chinese Super League.




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