Cinéma : Le centre Pompidou se met au sport

7 septembre 2019 à 11:15 par Thomas

0

En octobre, le Centre Pompidou se tourne vers le sport et son histoire.

En association avec SportBusiness.Club, le samedi on parle sport et culture sur Sportune, à travers les sorties ciné, musicales, littéraires et les expositions. Ce samedi, focus sur Beaubourg, à Paris.

A Paris, le Centre Pompidou, le plus célèbre musée d’art contemporain, s’intéresse au sport. Situé en plein centre de la capitale, la Cinémathèque du documentaire de la Bibliothèque publique d’information (BPI) lance jeudi 12 septembre un cycle consacré aux documentaires de sport. Une soixantaine de films sont proposés, certains sont inédits, d’autres ressortent des placards, restaurés. Plus de 20 disciplines sont évoquées.

«Le sport et le cinéma, c’est une évidence, assure Julien Farenc, programmateur de la BPI au Centre Pompidou. Le sport c’est le mouvement, et le mouvement c’est le cinéma.» Ce spécialiste du 7e art a construit une programmation à partir d’un catalogue de 300 documentaires. Il est allé puiser les films dans l’histoire du cinéma et les sorties récentes. «L’idée n’était pas d’être exhaustif ou de représenter tous les sports, poursuit Julien Farenc. Nous recherchions des films avec une réelle ambition artistique et pas un simple reportage

Filmer la préparation mentale
La sélection des films de ce cycle, prévu jusqu’au 20 décembre, s’est faite également sur les histoires et pas seulement le suivi des performances des athlètes. «Certains films montrent les gens que l’on ne voit jamais, comme les supporters, dans Crazy Foot, ou les entraîneurs dans Beau Joueur», détaille le programmateur très sensible aussi à la restitution à l’écran du travail de préparation mentale ou psychologique du sportif : «Les stratégies sont également de très bons sujets de films», assure-t-il

«Je m’intéresse peu au sport, mais je vois bien les performances techniques pour retransmettre un match, avoue Julien Farenc. Même s’il s’agit de films d’auteurs, cette programmation est accessible à tout le monde et pas seulement aux habitués de la cinémathèque et du Centre Pompidou.» Les dirigeants de ce lieu culturel espèrent également attirer un public qui jusqu’alors n’a peut-être pas osé franchir leurs portes.

Plus vite, plus haut, plus fort : Filmer le sport. Du 12 septembre au 20 décembre au Centre Pompidou à Paris. Cinéma 1, Petite salle, Cinéma 2. Séance : 5 euros, tarif réduit : 3 euros, et gratuit pour les adhérents.

La programmation

Trial Time, (cyclisme) de Findlay Pretsell (Écosse, 2017), 1h22. Le retour du cycliste David Millar dix ans après ses aveux de dopage. En ouverture jeudi 12 septembre à 20h00.

Le temps d’un match. Sélection de courts métrages. Etudes en 21 points (tennis de table) de Jacques Bobet (Canada, 1968) 11 min. Volley-ball (voley-ball), de William Pettigrew (Canada, 1968) 10 min. Sabre et fleuret (escrime), de George Kaczender (Canada, 1968) 7 min. Ski de fond (ski) de Roger Rochat (Canada, 1970) 6 min. Half-Half-Three-Quarters-Full (aviron), de Martin Duckworth (Canada, 1970), 8 min. 9 Minutes (lutte), de Jacques Bobet et Thomas Vámos (Canada, 1967), 9 min. L’enfer marche au gaz (sport auto), de Martin Bureau (Canada, 2015), 7 min. Vendredi 13 septembre à 17h00, vendredi 4 octobre à 20h00, mercredi 6 novembre à 20h00.

Beau joueur (rugby) de Delphine Gleize (France, 2018, 29 min. Sept mois avec Vincent Etcheto, entraîneur de l’Aviron Bayonnais Rugby quand en octobre 2016 le club est au plus bas du Top 14. Vendredi 13 septembre à 20h00, mercredi 16 octobre à 20h00, vendredi 8 novembre à 17h00.

Crazy football. Sélection de courts métrages. Evadés (football), de Franco Piavoli (Italie, 1964), 12 min. Parc des Princes (football), de Claude Guillemot (France, 1963), 27 min. Todomundo (football), de Thomaz Farkas (Bérsil, 1980), 35 min. Forza Bastia 78 ou l’île en Fête (football), de Jacques Tati et Sophie Tatischeff (France, 1978), 26 min. Vendredi 20 septembre à 17h00, samedi 12 octobre à 17h00, samedi 2 novembre à 17h00.

Zidane, un portrait du XXIe siècle (football), de Douglas Gordon et Philippe Parreno (Islande, France, 2006), 1h32. Dix-sept caméras cadrent en continu le visage de Zinédine Zidane durant un match du Real Madrid. Une expérience immersive. Jeudi 19 septembre à 20h00, samedi 19 octobre à 20h00, vendredi 6 octobre à 20h00.

Les Dieux du stade (Olympia 1) : Fête des peuples (Jeux olympiques), de Leni Riefenstahl (Allemagne, 1938), 1h43. Le film officiel des Jeux olympiques de Berlin 1936 dans le stade olympique. Samedi 4 septembre à 17h30, samedi 9 novembre à 17h00.

Les Dieux du stade (Olympia 2) : Fête de la beauté (Jeux olympiques), de Leni Riefenstahl (Allemagne, 1938), 2h07. Le film officiel des Jeux olympiques de Berlin 1936 sur les différents sites de compétition. Samedi 4 septembre à 20h00, samedi 9 novembre à 19h00.

Autour des travaux effectués pour le film des Jeux olympiques 1936 (Jeux olympiques), de Rudolf Schaad (Allemagne, 1937, 34 min. Un making-of des films Olympia réalisé par Leni Riefenstahl pour les Jeux de Berlin 1936. Samedi 14 septembre à 19h00, samedi 9 novembre à 19h00.

Playing Men (lutte), Matjaz Ivanisin (Slovénie, Croatie, 2017), 1h00. Dimanche 15 septembre à 17h00, dimanche 27 octobre à 17h00.

Vous aimerez aussi:  NBA 2020 - Où trouver des places pour les matches ? Et à quel tarif ?

Figures libres. Sélection de courts métrages. Le maître d’escrime (escrime), de Bogdan Dziworski (Pologne, 1978), 12 min. Hokej (Hocjey sur Glace), de Bogdan Dziworski (Pologne, 1976), 12 min. Appuis et suspensions (gymnastique), de Yves Leduc et Jean Dansereau (Canada, 1964), 10 min. Combiné nordique (ski), de Bogdan Dziworski (Pologne, 1978), 11 min. Anatomie d’un mouvement (gymnastique), de François Moreuil (France, 1967), 18 min. But (Basket-ball), de Dominique Delouche (France, 1967), 11 min. Aquarelle (natation), de Dominique Delouche (France, 1966), 10 min. Score (rugby) d’Arthur Everard (Nouvelle-Zélande, 1980), 19 min. Lundi 16 septembre à 20h00, dimanche 6 octobre à 17h00, mercredi 30 octobre à 20h00.

Sport national Canada. Sélection de courts-métrages canadiens autour du hockey-sur-glace. Les raquetteurs, de Michel Brault et Gilles Groulx (Canada, 1958), 14 min. Finale de football, de William Pettigrew (Canada, 1968), 10 min. Lames et cuivres, de Michel Brault et Gilles Groulx (Canada, 1958), 14 min. Un jeu si simple, de Gilles Groulx (Canada, 1964), 29 min. Mercredi 18 septembre à 20h00, vendredi 4 octobre à 17h00, samedi 26 octobre à 17h00.

Pumping Iron (culturisme), de George Butler et Robert Fiore (États-Unis, 1977), 1h26. L’histoire, à Los Angeles, de Mr. Olympia, c’est-à-dire Arnold Schwarzenegger, qui s’apprête à remettre en jeu son titre mondial à Pretoria. Vendredi 20 septembre à 20h00, vendredi 25 octobre à 20h00.

The French (tennis), de William Klein (France, 1981), 2h09. Le regard du réalisateur dans les allées de Roland Garros 1981 où il croise jeunes talents et champions confirmés : Yannick Noah, John McEnroe, Bjorn Borg, etc. Samedi 21 septembre à 17h00, vendredi 11 octobre à 20h00, vendredi 6 octobre à 17h00.

Championnats du monde : les hautes Tatras 70 (ski nordique), de Milan Cernák (Tchécoslovaquie, 1970), 40 min. Le suivi des championnats du monde 1970 de ski nordique en France raconté en chorégraphie de gestes. Les neiges de Grenoble (Jeux olympique d’hiver), de Jacques Ertaud et Jean-Jacques Languepin (France, 1968), 1h33. Le film des 13 jours des Jeux de Grenoble 1968 en immersion auprès des athlètes. Samedi 21 septembre à 20h00, samedi 14 octobre à 20h00.

Pelota (pelote basque), de Jørgen Leth (Danemark, 1983), 47 min. Pelota II (pelote basque), de Jørgen Leth & Olatz González Abrisketa (Espagne, 2015), 1h11. Deux films sur la pelote avec son histoire intégrée dans la culture basque. Lundi 23 septembre à 20h00, samedi 14 décembre à 17h00.

Natation (natation), de Gilles Carle (Canada, 1963), 27 min. Les jeunes athlètes canadiens préparent les Jeux olympiques de 1964 à Tokyo. Parfaites (natation synchronisée), de Jérémie Battaglia (Canada, 2016), 1h18. L’équipe nationale canadienne joue sa qualification pour les Jeux de Rio 2016. Vendredi 27 septembre à 17h00, samedi 26 octobre à 20h00.

Over the limit (GRS), de Marta Prüs (Pologne, Finlande, Allemagne, 2017), 1h14. Rita, athlète russe de haut-niveau a vingt ans et sa carrière touche bientôt à sa fin. Elle vise la médaille d’or aux Jeux olympiques. Vendredi 27 septembre à 20h00, vendredi 18 octobre à 17h00, lundi 16 octobre à 20h00.

Ring Parade. Sélection de court-métrages autour des sports de combat. Combat de boxe (boxe), de Charles Dekeukeleire (Belgique, 1927), 7 min. Golden Gloves (boxe), de Gilles Groulx (Canada, 1961), 27 min. La lutte, le catch (catch), de Michel Brault, Marcel Carrière, Claude Fournier et Claude Jutra (Canada, 1961), 27 min. Bim Bam Boom, Las Luchadoras Moreno (catch mexicain), de Marie Losier (France, 2013), 12 min. Samedi 28 septembre à 17h00, dimanche 20 octobre à 7h00, vendredi 20 décembre à 17h00.

Contre la montre. Sélection de courts-métrages autour de la performance chronométrée. 60 cycles (cyclisme), de Jean-Claude Labrecque (Canada, 1965), 16 min. Vive le tour (cyclisme), de Louis Malle (France, 1962), 18 min. L’Homme vite (sport auto), de Guy Borremans (Canada, 1963), 9 min. Pour un maillot jaune (cyclisme), de Claude Lelouch (France, 1965), 27 min. La descente (ski), de Paul Cowan, GilesWalker et John Laing (Canada, 1975), 10 min. Le coureur (athlétisme), de Don Owen (Canada, 1962), 10 min. Samedi 28 septembre à 20h00, mercredi 9 octobre à 20h00, mercredi 4 décembre à 20h00.

Tokyo Olympiades (Jeux olympiques), de Kon Ichikawa (Japon, 1965), 2h49. Le film officiel des Jeux de Tokyo 1964 sous le regard du réalisateur et d’une équipe de 600 personnes. Film en version originale non raccourcie et restaurée par le Comité international olympique. Dimanche 29 septembre à 17h00, simanche 3 novembre à 17h00.

Free to Run (athlétisme), de Pierre Morath (Suisse, 2016), 1h40. L’histoire de la montée en puissance du running des rues de New York aux sentiers des Alpes suisses, de São Paulo à Paris, Pékin ou Sydney. De l’avènement de Nike au combat des femmes pour disputer le marathon, une distance qui leur était interdite. Mercredi 2 octobre à 20h00, vendredi 11 octobre à 17h00, vendredi 25 octobre à 17h00.

Vous aimerez aussi:  Les masses salariales les plus élevées du foot européen

Rouli-Roulant (skate), de Claude Jutra (Canada, 1966), 15 min. Sans doute le premier film sur le skateboard et cette communauté de passionnés. Kings Skate (skate), de Simon Safránek (République tchèque, 2018), 1h22. Dans la Tchécoslovaquie socialiste, une bande de copains se forme autour d’une même passion, le skateboard. Lundi 7 octobre à 20h00, mercredi 23 octobre à 20h00, dimanche 10 novembre à 17h00.

Visions of Eight (Jeux olympiques), de Milos Forman, Kon Ichikawa, Claude Lelouch, Iouri Ozerov, Arthur Penn, Michael Pfleghar, John Schlesinger, Mai Zetterling (Allemagne, États-Unis, 1973), 1h50. Huit metteurs en scène abordent huit thèmes ou épreuves à l’occasion des Jeux olympiques de Munich 1972. Samedi 12 octobre à 20h00, samedi 2 novembre à 20h00.

Les pépites de l’Insep. Sélection de deux films autour du tennis. Balle au mur, de Gil de Kermadec et Torben Ulrich (France, 1988) 59 min. Sur les traces du tennis urbain, avec les témoignages d’Ivan Lendl ou Martina Navrátilová. Bjorn Borg, le joueur, de Jacques Ribaud (France, 1978) 20 min. Lundi 14 octobre à 20h00.

Continental Circus (moto), de Jérôme Laperrousaz (France, 1971) 1h41. La première fois que les visages des pilotes motos, comme Giacomo Agostini, sont filmés en course avec une caméra embarquée sur la moto. Vendredi 18 octobre à 20h00.

Match retour (football), de Corneliu Porumboiu (Roumanie, 2014), 1h27. Le réalisateur regarde un match de football avec son père Adrian, arbitre de la rencontre. Leurs commentaires accompagnent en temps réel les images du match. Samedi 19 octobre à 17h00.

O Futebol (football), de Sergio Oksman (Espagne, Brésil, 2015), 1h10. Père et fils se retrouvent à São Paulo à l’occasion de la coupe du monde de football de 2014, après vingt ans sans s’être vus. Lundi 28 octobre à 20h00.

Nos entraîneurs (Jeux olympiques), de Paul Cowan (Canada, 1977), 57 min. Alors que le Canada se prépare pour ses Jeux de Montréal 1976, trois entraîneurs livrent leur expérience sur la préparation des équipes nationales de volley-ball, équitation et basket-ball. On s’pratique… c’est pour les olympiques (Jeux olympiques), de Jean-Claude Labrecque, Canada, 1976, couleur, 58 min. Au fur et à mesure de l’ouverture des Jeux de Montréal 1976, il devient évident que les athlètes canadiens ne sont pas au niveau requis. Vendredi 13 décembre à 17h00.

Jeux de la XXIe Olympiade (Jeux olympiques), de Jean-Claude Labrecque, Jean Beaudin, Marcel Carrière, GeorgesDufaux (Canada, 1977), 1h58. Le regard du réalisateur sur les jeux de Montréal 1976, comme la prestation de Nadia Comaneci ou la victoire de Guy Drut sur 110 mètres haies à la photo-finish. Vendredi 13 décembre à 20h00.

Les pépites de l’Insep. Deux films retenus par Jacques Ertaud, cinéaste-aventurier. Les rendez-de l’été (athlétisme), de Jacques Ertaud, Raymond Zumstein (France, 1965), 50 min. L’équipe de France d’athlétisme se prépare au Stade olympique de Colombes, pour les Championnats du monde 1966. Kaleidoski (sports d’hiver), de Jacques Ertaud (France, 1970), 17 min. Commande du Commissariat général au tourisme : un panorama « kaléidoscopique » des pratiques de sports d’hiver en France. Jeudi 19 décembre à 20h00.

Muhammad Ali The Greatest, de William Klein (France, 1964), 1h50. L’énergie du bouillonnant champion du monde des poids lourds, à deux moments-clé de sa vie. En clôture, vendredi 20 décembre à 20h00.




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Retour en haut de page ↑