ASSE: Les salaires peuvent grimper de 50% à Saint-Etienne

Posté le 15 février 2013 par

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Avant d’affronter l’OL, l’attaquant de l’ASSE, Pierre-Emerick Aubameyang, s’est échauffé avec des chaussures en cristaux. – @Icon Sport

On vous a déjà parler de nombreuses fois, à Sportune, du fameux système de salary cap établi par l’ASSE depuis 2 saisons. Certains parlent d’une limitation à 80 000€, d’autres fois ces mêmes personnes parlent de 100 000€ mensuel, soyons clair, le plus gros salaire fixe à Saint-Etienne est de 90 000€ brut mensuel. Une rémunération limitée, bien sûr, pour attirer dans le Forez les cadors même de Ligue 1. Mais à l’ASSE, il existe également un intéressant système de primes. Ce dernier permet aux joueurs de faire grimper leurs émoluments de manière substantielle, selon leurs performances sportives individuelles et collectives.

A l’ASSE, les primes peuvent représenter 50% du salaire d’un joueur

Car à la différence de la plupart des autres clubs de Ligue 1, dans lesquels les primes sont d’habitude symboliques, ou presque, comparés au salaire fixe, à l’ASSE, le système mis en place se veut très motivant. « Les primes de classement vont aux joueurs et certains d’entre eux voient leur salaire ainsi augmenter de 50% », précise le co-président, Bernard Caiazzo, ce vendredi, dans France Football. Le dirigeant explique également que l’échelle de salaire de base à l’ASSE: « 30, 45, 65 et 80 ». Prenons le cas d’un Top salaire de Saint-Etienne, comme par exemple Pierre-Emerick Aubameyang. Celui-ci peut espérer gagner, s’il empoche toutes ses primes 120 000€ par mois, soit 1,44M€ annuel.

Les limites du système de rémunération de l’ASSE

Le système de primes à l’ASSE incite donc les joueurs à aller chercher leur argent sur le terrain, plutôt que de le considérer comme acquis. Une stratégie sans doute pas étrangère aux bons résultats de Saint-Etienne depuis 2 saisons maintenant, et alors que le club figure aujourd’hui à la 4e place de Ligue 1. Le système a néanmoins ses limites, surtout quand on se donne des ambitions européennes, comme c’est le cas des Verts aujourd’hui. Prenons le cas, pas si improbable, d’une qualification de Saint-Etienne en Ligue des Champions. Les joueurs qui auront réussi à qualifier le club accepteront-ils de toucher une rémunération de base plus faible que dans d’autres grands écuries du championnat, pourtant non-qualifiés en C1 ? Pas evident. Pour réussir à se montrer compétitif au niveau européen, une augmentation de la masse salariale semble, à terme, nécessaire. Et celle-ci ne peut-être financer que par une participation régulière à la reine des compétitions du Vieux-Continent. Bref, un vrai casse-tête financier…

Découvrez en détail le système des salaires à l’ASSE expliqué façon « pour les nuls »

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