Le millionnaire du baseball qui préfère « vivre comme un pauvre »

Posté le 13 avril 2015 par

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Non ce type au tee-shirt vieux et gras, sa barbe et ses cheveux qui partent en vrille et son "combi" Volkswagen n'est pas un galérien mais un athlète professionnel. Et millionnaire ! - @Instagram

Non ce type au tee-shirt vieux et gras, sa barbe et ses cheveux qui partent en vrille et son « combi » Volkswagen n’est pas un galérien mais un athlète professionnel. Et millionnaire ! – @Instagram

Les apparences sont parfois trompeuses. L’homme qui, tous les soirs, vient stationner sa camionnette sur le parking d’un magasin Walmart isolé en banlieue de Toronto n’a de prime abord, rien de très enviable. Sa barbe fournie, ses cheveux hirsutes et ses tee-shirts bon marché renforcent d’autant cette impression. Daniel Norris vit chichement avec un revenu maximum de 736 euros par mois. Et pas un de plus. Alors que plusieurs millions sont à sa disposition.

Millionnaire, Daniel Norris ne vit pourtant qu’avec 736€/mois

Car Daniel Norris n’est pas un « pauvre » comme les autres. Sa vie modeste, c’est lui qui l’a décidé ainsi qu’il l’a récemment confié à la chaîne ESPN. Le lanceur des Blue Jays de Toronto en Major League Baseball (MLB) a toujours été ainsi et n’a jamais éprouvé le besoin de changer, même quand le succès et l’argent se sont offerts à lui. Ceux qui l’entourent se souviennent pas exemple qu’il a signé son contrat sur trois ans à 2 millions d’euros annuels dans un ensemble tee-shirt – jean, à moins de 50 euros.

Daniel Norris est un extra-terrestre sur la planète sport. Quand les athlètes riches comme lui s’affichent au volant des plus belles voitures et les terrasses des villas les plus chères, lui ne jure que pour son van Westfalia 1978 acheté pour moins de 10.000 euros. Il l’a appelé Shaggy en référence à Sammy, le héros version US du dessin-animée Scooby-Doo. Il lui sert tout à la fois de maison et de moyen de transport pour se rendre aux entraînements.

Pauvre par conviction, millionnaire par accident

Seul sur son coin de parking, le soir, le joueur de 22 ans s’occupe en lisant des poèmes de Jack Kerouac, en chantant ou en couchant les détails de sa journée dans son carnet intime. « Comment ne pas être plus libre qu’au milieu de rien ? » s’interroge-t-il sur ESPN. Les employés du magasin qui le croisent quotidiennement l’appellent Van-Man, littéralement l’homme camion. Ou le « surfeur sans-abri », le « vagabond mystique »… Daniel Norris a reçu toute sorte de quolibets mais aucun ne le touche.

Lui se définit plutôt comme un pauvre par conviction, un millionnaire par accident mais avant toute chose, un inconditionnel de la nature et de l’écologie. Un hippie ? « A la limite » répond-il, « mais sans la drogue et l’alcool ». Avec sa maigre « pension », les tentations sont limitées. Les distractions aussi. Le le jeune homme n’absorbe que 0,4% de son salaire mensuel. Le reste est aux mains de ses conseils qui ont en charge sa gestion jusqu’à ce que Daniel Norris ne décide d’en faire usage.

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