Comment un photo contestée met en danger la trésorerie du Stade Français de Guazzini

Posté le 18 décembre 2009 par

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Sans jeu de mot mal intentionné, Français et Irlandais ne se lâchent plus d’un pouce depuis la fameuse main de Thierry Henry qualifiant l’équipe de France au Mondial 2010 en Afrique du Sud. La rivalité sportive a même de très loin dépassée le simple terrain du jeu, et s’est contaminée au voisin de l’ovalie dans une affaire opposant le club irlandais de l’Ulster à celui du Stade Français. En substance, il est reproché à deux joueurs parisiens d’avoir cédé à la « fourchette », un geste très vilain et durement sanctionné qui vise à enfoncer les doigts dans les yeux de son adversaire. Ce vendredi, l’ERC (European rugby cup) a eu la main (très) lourde avec l’un des deux incriminés, en la personne de Julien Dupuy, qu’elle a sanctionné de six mois de suspension.

Guazzini : Le salaire c’est pour bibi…

Aucun doute à son sujet, les images de la rencontre ont clairement prouvé le geste sur l‘Irlandais Stephen Ferris. Mais là où le doute demeure, c’est sur la véracité de la deuxième fourchette qu’aurait adressé le pilier David Attoub à ce même Ferris. Dans le cas présent, il n’existe pas de vidéo mais une photo d’Oliver McVeigh, diffusée dans tous les quotidiens irlandais. Et l’image en question, le Stade Français la conteste aujourd’hui en arguant qu’elle aurait été retouchée, pour favoriser les desseins irlandais. McVeigh s’en est défendu, ce vendredi, dans les colonnes du Telegraph. « Ce sont des allégations stupides que je réfute totalement » a-t-il assuré disant également être en mesure de prouver ce qu’il avançait. Pour que lumière soit faite sur cette affaire, l’ERC s’est donc donnée jusqu’au mois de janvier le temps de sa réflexion après s’être expliqué avec le photographe.

Mais alors me direz-vous, qu’il y a-t-il de business dans cette affaire ? Le manque à gagner pour le club. Ou plus exactement ce que toute cette histoire va avoir pour conséquence dans sa trésorerie. Sur les ondes de RMC, Max Guazzini ne s’en est pas caché : « Cette suspension pose une nouvelle fois la question de la dissociation des peines. Julien Dupuy est salarié du club et une instance vous dit qu’il ne fera pas son travail pendant six mois. Que ceux qui sanctionnent prennent en charge le salaire du joueur. » Six mois sans le demi-de-mêlée, c’est 150 000 euros en moins dans les caisses du club parisien. A considérer que l’ERC puisse être aussi sévère avec David Attoub, on comprend que les inquiétudes du patron du Stade Français ne soient pas seulement fondées sur le domaine sportif. Max Guazzini n’a pas exclu de répliquer et de faire appel de la sanction de Dupuy. Quant au cliché de la colère, il est déjà entre les mains expertes de l’ERC. Verdict le mois prochain…

Cresus Tensile

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