F1 : L’histoire derrière la non vente d’Alfa Romeo Racing à Andretti

30 octobre 2021 à 10:55 par Marc Limacher

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Alfa romeo racing vente
Alfa Romeo Romeo Racing est passé à un cheveux de changer de propriétaire. Récit d’une affaire finalement non conclue…

Austin (Texas), un homme était attendu dans le VIP de l’équipe, Alfa Romeo/Sauber F1, mais l’annulation de cette invitation et du rendez-vous qui suivait, mettra fin aux discussions, qui avaient débuté, quelques temps auparavant. Ainsi l’histoire entre Michael Andretti et l’équipe Alfa Romeo Racing a pris fin. Brusquement.

C’est le récit d’une approche débutée par un partenariat entre les deux parties. Un lien entre l’académie, Sauber Engineering et Sauber Aerodynamic pour environ 10 millions d’euros par an pendant 5 ans, soit 50 millions d’euros de deal. Une approche qui a évolué avec le temps, autour de l’équipe F1 et la reprise du groupe basé à Hinwill.

Les lois de l’attraction

Andretti avait discuté avec le milliardaire suédois Finn Rausing, qui dispose en propre, de 20% du groupe Islero Investments, pour reprendre sa part. Islero Investments SA a été créée en 2017 par Longbow Finance SA pour regrouper les activités services, soufflerie et équipe F1 de Sauber (actuellement Alfa Romeo Racing) tout en conservant 80% des parts. Puis l’opportunité de reprendre les parts de Longbow Financer pour une somme de 260 millions d’euros (environ 300 millions de dollars), s’est dessinée. Une reprise en deux temps : environ 85 millions pour la reprise des parts de Longbow Finance et 175 millions d’euros d’investissements, pour la mise à jour des outils. Un deal qui ressemble beaucoup, à celui conclu l’an dernier entre Williams Racing et Dorlinton Capital. Michael Andretti a ainsi réuni un pool d’investisseurs, pour réunir la somme. Dans la corbeille de l’accord, Colton Herta, le plus jeune pilote vainqueur en Indycar, devait réaliser ses premiers tours de roue en Essais Libre 1 du vendredi matin du Grand Prix des Etats-Unis pour annoncer la bonne nouvelle au monde. Cela n’a jamais eu lieu.

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Le fracas des mondes sportifs et financiers

Premièrement Herta n’aurait pas été autorisé à se glisser derrière le volant de la C41, car il n’a pas assez d’expérience au volant d’une F1 (moins de 300km) et il n’a pas assez de points cumulés, dans les disciplines inférieurs américaine (IndyLight), que la FIA considère pour l’obtention de la Super Licence. Le saint graal pour devenir pilote de Formule 1 depuis 40 ans.

Deuxièmement dans la semaine du Grand Prix des Etats-Unis, les règles du jeu du côté de Longbow Finance ont changé. D’abord certains investisseurs suisses estimaient que le prix pour céder leur part n’était pas suffisant et souhaitaient anticiper la valeur de l’équipe, d’ici 2024 en demandant 350 millions d’euros pour le rachat de leur part. Mais, surtout un investissement de 50 millions d’euros par an, d’Andretti pendant 5 ans (250 millions d’euros), pour garantir le budget de l’équipe dès 2022. Un investissement global de 600 millions d’euros, mais surtout 775 millions d’euros, car Andretti estimait qu’il fallait toujours mettre à jour les outils de l’usine d’Hinwill. Une levée de fond devenue impossible pour le groupe Andretti.

Fin de l’histoire et un retour en arrière compliqué pour les propriétaires suisses.




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